L’apparition de cas confirmés de hantavirus à bord du navire de croisière MV « Hondius » entraîne désormais une évacuation progressive aux Canaries, alors que l’Organisation mondiale de la santé juge le risque « extrêmement faible » pour la population générale. Le bateau, en route vers Tenerife, compte six cas confirmés en laboratoire et deux autres considérés comme probables.
Vendredi, l’OMS a annoncé que les six patients confirmés avaient contracté le « virus des Andes », une souche particulièrement surveillée car elle fait partie des rares formes d’hantavirus pouvant se transmettre entre humains. Parmi les huit cas signalés, trois décès ont déjà été recensés, soit un taux de létalité de 38 %.
Quatre personnes restent hospitalisées à ce stade. Un patient se trouve en soins intensifs à Johannesburg, deux autres sont pris en charge aux Pays-Bas et un dernier à Zurich, en Suisse.
Le MV « Hondius », qui transporte environ 150 passagers et membres d’équipage, doit arriver dimanche au large de Tenerife. Les autorités espagnoles prévoient, à partir de dimanche midi et si la météo le permet, un transfert progressif des passagers vers le port à l’aide de petites embarcations, avant leur rapatriement par avion. Les États-Unis ont déjà annoncé un vol spécial pour les 17 Américains présents à bord, un point aussi rapporté par Sudradio.
Cinq Français figurent également parmi les passagers. Ils seront examinés à leur arrivée aux Canaries puis de nouveau en France, leur rapatriement étant prévu dans les 24 à 48 heures suivant l’arrivée du navire. L’OMS considère en revanche le risque comme « modéré » pour les passagers et membres d’équipage ayant séjourné à bord, tandis que la recherche des cas contacts se poursuit sur l’île de Sainte-Hélène et que les autorités sanitaires argentines et chiliennes tentent encore d’identifier l’origine de la contamination. Ces éléments ont été publiés par Sudradio.


