À Zac Mbao, les acteurs de la santé font part de leurs inquiétudes concernant une possible augmentation du taux de prévalence du VIH/Sida, notamment dans un contexte marqué par des cas présumés de transmission volontaire. Ces préoccupations ont été exprimées lors d’une journée de sensibilisation et de dépistage organisée au centre de santé. Par cette initiative, les organisateurs visent à prévenir une éventuelle hausse des cas en renforçant l’information et en facilitant l’accès au dépistage, rapporte le Témoin.
Le taux de prévalence, actuellement estimé à 0,3 %, pourrait évoluer si les efforts de prévention ne sont pas intensifiés, alertent‐ils. Une situation qui appelle, selon eux, à une mobilisation accrue des populations. « Nous sommes là pour anticiper par la sensibilisation et l’information. Le dépistage est gratuit et il existe des moyens d’accompagner les personnes concernées », explique Zeynab Sankharé.
Selon la même source, elle insiste sur la nécessité de mieux informer sur les infections sexuellement transmissibles (IST), souvent liées à la propagation du virus. Toutefois, les professionnels de santé mettent en garde contre les amalgames et la stigmatisation. Dans un contexte où certaines affaires judiciaires alimentent les débats, ils rappellent que la lutte contre le VIH doit reposer sur des approches scientifiques et inclusives. Pointer du doigt certains groupes, préviennent‐ils, risque de freiner le recours au dépistage et à la prise en charge. « L’essentiel est d’encourager le dépistage volontaire, l’utilisation des moyens de protection et l’accès à une information fiable », souligne un agent de santé présent lors de l’activité. Une approche qui privilégie la prévention plutôt que la peur.
A en croire le journal, le Mouvement des femmes d’action, également mobilisé, appelle à intensifier les campagnes de proximité pour toucher davantage de jeunes et de populations vulnérables. Pour ces actrices de terrain, seule une sensibilisation continue permettra de contenir les risques de propagation. Dans une zone urbaine en pleine expansion comme Zac Mbao, la vigilance reste de mise. Entre dépistage, éducation et accompagnement, les acteurs locaux entendent maintenir la riposte afin d’éviter toute recrudescence du VIH et garantir une meilleure prise en charge des personnes concernées.
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