L’administration du Président Donald Trump a annoncé une nouvelle modification des règles sanitaires au sein des forces armées des États-Unis. Le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a officiellement retiré une exigence médicale jusqu’ici imposée à l’ensemble des troupes.
Selon les informations rapportées par Al Jazeera, le vaccin contre la grippe n’est désormais plus obligatoire pour les membres de l’armée américaine. Dans une vidéo diffusée mardi sur les réseaux sociaux, le secrétaire à la Défense a justifié cette décision en invoquant les principes d’« autonomie médicale » et de liberté religieuse.
Pete Hegseth a qualifié l’obligation universelle du vaccin antigrippal de mesure « irrationnelle » et de contrainte excessive, affirmant vouloir éliminer les directives qui, selon lui, affaiblissent les capacités de combat des forces armées. La directive accorde cependant aux différentes branches militaires un délai de 15 jours pour formuler une demande de maintien de cette obligation dans leurs rangs spécifiques.
Cette annonce intervient après une saison grippale jugée particulièrement sévère par les responsables sanitaires, les experts en santé publique continuant de recommander une vaccination annuelle à partir de l’âge de six mois.
La mesure s’inscrit dans une série de révisions des politiques vaccinales menées par l’actuel gouvernement fédéral. L’administration avait déjà annoncé vouloir cesser de recommander certains vaccins pour les enfants, une initiative temporairement bloquée par un juge fédéral à la suite d’une action en justice. Les nouvelles orientations sanitaires au sein de l’armée font écho aux tensions passées liées aux obligations vaccinales contre le COVID-19. En 2021, plus de 8 400 militaires avaient été exclus pour avoir refusé de s’y soumettre, une période qualifiée d’« ère de trahison » par Pete Hegseth.



