Les autorités de Trinité-et-Tobago ont ouvert une enquête à la suite d’une découverte macabre dans la ville de Cumuto. Plusieurs dizaines de dépouilles ont été retrouvées abandonnées dans un cimetière de cette nation insulaire des Caraïbes.
Selon les informations rapportées par Al Jazeera, le Service de police de Trinité-et-Tobago (TTPS) a confirmé la récupération de 56 corps sur le site situé à environ 40 kilomètres de la capitale, Port of Spain. Parmi ces victimes, les forces de l’ordre ont dénombré 50 nourrissons, ainsi que quatre hommes et deux femmes adultes.
Les premiers constats réalisés sur place révèlent que tous les adultes portaient des étiquettes d’identification similaires à celles utilisées dans les morgues. De plus, au moins un homme et une femme présentaient des signes indiquant qu’ils avaient subi un examen post-mortem. D’après les indications préliminaires de la police, il s’agirait d’une élimination illégale de cadavres non réclamés.
Des unités spécialisées, incluant des experts en homicides, ont été déployées pour mener des analyses médico-légales et déterminer l’origine exacte des restes humains. Le commissaire de police Allister Guevarro a déclaré que chaque corps devait être traité avec dignité, assurant que toute personne ou institution responsable de cette violation des procédures légales serait poursuivie.
Cette affaire intervient dans un contexte de lutte renforcée contre la criminalité organisée à Trinité-et-Tobago. Depuis décembre 2024, le gouvernement de la Première ministre Kamla Persad-Bissessar maintient un état d’urgence pour faire face à la violence des gangs. Récemment prolongée de trois mois, cette mesure a conduit à la détention de 373 personnes. Bien que le taux d’homicides ait atteint un record de 45,7 pour 100 000 habitants en 2024, les données officielles soulignent une baisse en 2025, s’établissant à environ 27 pour 100 000 personnes.


