Le climat social dans le secteur de l’éducation connaît une accalmie. Dans un communiqué publié ce samedi 18 avril 2026, le G7 des syndicats d’enseignants annonce la suspension de son mot d’ordre de grève, à l’issue de plusieurs rencontres de « monitoring » avec le gouvernement en vue de « l’adoption d’un protocole d’accord entre les deux parties suite aux différents plans d’actions décrétés ».
Ces discussions, tenues les 13, 14 et 16 avril sous la présidence du ministre du Travail, Olivier Boucal, ont réuni plusieurs acteurs clés, dont le ministre de l’Éducation nationale, des représentants des ministères sectoriels, ainsi que des organisations de la société civile et des associations de parents d’élèves.
Selon le G7, les échanges ont été marqués par « des discussions sérieuses et bien argumentées » portant sur des points majeurs du projet d’accord.
Parmi les avancées notables, les syndicats évoquent « l’application des décrets 2026-65 et 2026-66 », mais aussi « l’éradication des lenteurs administratives d’ici décembre 2026 grâce à la digitalisation des procédures et l’interconnexion des plateformes E-carrière, E-Solde et MIRADOR ».
Le communiqué mentionne également « la mise en place d’un comité Ad hoc pour l’audit du paiement des rappels » ainsi que « le remboursement des cas de surimposition avérés ».
D’autres engagements concernent la gestion des carrières et des rémunérations. Le G7 souligne notamment « la finalisation et le partage de l’étude sur la rémunération des agents de la Fonction publique au plus tard en fin septembre 2026 », avec des « mesures correctives dans le budget de 2027 ».
À cela s’ajoutent « le paiement des indemnités des intervenants extérieurs des CRFPE au plus tard en fin juin 2026 » et « la révision des textes fixant les indemnités liées aux examens ».
Sur le plan structurel, les parties ont aussi abordé des réformes comme « l’académisation du BFEM à partir de 2027 », le « parachèvement du processus de reversement des METP » ou encore « le règlement définitif du passif des accords portant sur l’habitat social ».
Toutefois, certains points restent en discussion. Il s’agit notamment de « l’élargissement du périmètre du décret 2026-65 », de « la retraite des non-fonctionnaires » ou encore de « la défiscalisation des rappels », que le gouvernement souhaite intégrer « dans le cadre de la réforme fiscale en cours ». Ces questions seront examinées par un « Comité technique sectoriel chargé du suivi des accords », dont la mise en place a été actée.
Fort de ces avancées, le G7 dit constater « la prise en charge effective de plus de 80 % des points inscrits dans la plateforme minimale » et salue « la volonté du Gouvernement d’ouvrir des discussions sur les points restants ». En conséquence, les syndicats annoncent « en toute responsabilité » la suspension de la grève ainsi que « toutes les mesures de boycott d’activités pédagogiques et de rétention d’informations administratives ».
Dans son communiqué, le G7 rend également « un hommage appuyé à tous les enseignants du Sénégal dont l’engagement sans faille et la détermination ont été les facteurs décisifs » dans l’issue des négociations. Il exprime sa reconnaissance envers « les organisations syndicales sœurs » et « les médiateurs de la société civile » pour leur rôle dans le dénouement de la crise.
Enfin, les syndicats préviennent qu’ils tiennent « rigoureusement le Premier ministre du Sénégal comme garant de la mise en œuvre du présent protocole » et appellent au « strict respect des accords souscrits afin de garantir un calme durable et profitable du climat social », condition essentielle, selon eux, pour « une école sénégalaise performante ».

