Le Fonds d’appui et de développement de la presse (FADP) a rendu public son rapport 2025, mettant en lumière une sélection de plus en plus rigoureuse dans l’attribution des subventions publiques aux médias sénégalais. Sur un total de 241 candidatures examinées, 164 ont passé le cap de la validation pour se partager une enveloppe globale de 1,9 milliard de francs CFA.
Selon les données rapportées par Sud Quotidien, l’enseignement majeur de cette édition réside dans l’impact décisif de la digitalisation. Le passage par la plateforme Déclaration Médias Sénégal (DMS) a permis de traiter 165 soumissions en ligne, avec un taux d’éligibilité atteignant les 80 %. Un contraste saisissant avec la procédure de dépôt physique, dont le taux de validation s’est effondré à seulement 38,15 %. Cet écart marque un tournant dans la structuration du secteur, où l’outil numérique devient un gage de conformité.
L’examen des dossiers recalés montre que les blocages sont avant tout d’ordre administratif. Les rejets s’expliquent principalement par des cas de non-conformité fiscale et sociale, l’insuffisance ou l’absence de contrats de travail pour le personnel, ainsi que le défaut de responsables éditoriaux clairement désignés. Face à ces contraintes, l’administration a néanmoins accordé un délai de régularisation exceptionnel à certains organes pour leur permettre de mettre à jour leurs dossiers.
Sur le plan de la répartition finale, l’enveloppe de 1,9 milliard de francs CFA a été presque intégralement distribuée. Les radios communautaires s’imposent comme la majorité des 164 bénéficiaires retenus. Parallèlement, le FADP a orienté une part significative de ses ressources vers les programmes de formation et le soutien aux médias du service public, confirmant une volonté d’accélérer la professionnalisation du paysage médiatique national.


