La Sûreté urbaine du Commissariat central de Saint-Louis a interpellé deux individus, actuellement placés en garde à vue pour « meurtre et complicité de meurtre », dans le cadre d’une affaire survenue au quartier Bango.
Au départ, les faits avaient été présentés comme un accident. La victime aurait succombé à « une chute depuis la terrasse d’une maison ». Mais très vite, les enquêteurs ont relevé « des contradictions majeures » dans les versions livrées par les suspects.
Selon leurs premières déclarations, il s’agissait d’« une soirée alcoolisée » au cours de laquelle la victime, prise d’un malaise, aurait « reculé vers l’acrotère avant de basculer », entraînant l’un d’eux dans sa chute.
Une version rapidement fragilisée par les éléments de l’enquête. Les investigations, notamment l’exploitation des communications téléphoniques, ont mis en évidence « des versions divergentes », évoquant tour à tour « une bagarre » puis « une chute spontanée ». Des incohérences qui ont renforcé les soupçons des enquêteurs.
L’autopsie pratiquée par le médecin légiste a été déterminante. Elle conclut à un décès causé par « un traumatisme thoraco-abdominal contondant », avec « des lésions hépatiques multiples, une hémorragie interne sévère et des fractures costales », des éléments jugés « incompatibles avec la thèse de la chute accidentelle simple ».
Confrontés aux preuves, notamment aux réquisitions téléphoniques confirmant des appels « niés par l’un des auteurs », les deux suspects ont vu leur responsabilité pénale engagée. Ils ont été déférés devant le parquet à l’issue de leur garde à vue.
L’enquête, elle, « se poursuit » afin de faire toute la lumière sur les circonstances exactes de ce drame.


