La secrétaire américaine au Travail, Lori Chavez-DeRemer, quitte ses fonctions au sein du gouvernement, marquant ainsi le troisième départ d’une femme de haut rang de l’exécutif depuis le mois de mars.
Selon les informations rapportées par Al Jazeera, la Maison Blanche a officialisé ce départ lundi soir. Le directeur de la communication, Steven Cheung, a déclaré sur le réseau social X que Lori Chavez-DeRemer s’apprêtait à occuper un poste dans le secteur privé, soulignant son action à la tête du département.
Pour assurer la transition, Keith Sonderling, l’actuel secrétaire adjoint, a été désigné pour reprendre le poste de secrétaire au Travail par intérim.
Si les communications officielles ne font état que d’un départ vers le secteur privé, Al Jazeera précise que le New York Post avait rapporté en janvier dernier l’existence d’une enquête visant Lori Chavez-DeRemer. Cette investigation porterait sur une relation jugée inappropriée avec un subordonné ainsi que sur une consommation d’alcool sur son lieu de travail durant les heures de service. Ces allégations n’ont pas fait l’objet d’une vérification indépendante par le média qatari.
Ce remaniement s’inscrit dans une série de changements récents au sein de l’équipe du Président Donald Trump. Lori Chavez-DeRemer est la troisième femme à quitter l’administration depuis mars, après le renvoi de la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, et l’éviction de la ministre de la Justice, Pam Bondi, intervenue plus tôt ce mois-ci.
Durant son mandat, les positions de Lori Chavez-DeRemer se sont majoritairement alignées sur les politiques de déréglementation de l’administration, malgré un soutien initial affiché à la législation syndicale « PRO Act ». En août 2025, elle avait notamment appuyé la décision présidentielle de renvoyer Erika McEntarfer, directrice du Bureau of Labor Statistics (BLS), suite à la publication de données de recrutement révisées à la baisse.


