Amnesty International a publié son rapport annuel sur l’état des droits humains, dressant un constat alarmant de la situation mondiale. Le document pointe l’intensification des pratiques autoritaires et l’impact direct de plusieurs chefs d’État sur la dégradation du droit international.
Selon les informations rapportées par Al Jazeera, l’organisation qualifie les dirigeants d’Israël, de la Russie et des États-Unis de « prédateurs voraces » cherchant la domination économique et politique. Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty, souligne que les actions de Benjamin Netanyahu, Vladimir Poutine et du président américain Donald Trump encouragent la multiplication de comportements similaires à travers le monde.
Le rapport de 400 pages détaille les violations recensées dans plusieurs pays et zones de conflit. Le document mentionne le bilan humain dans la bande de Gaza, dépassant les 72 500 morts confirmés depuis octobre 2023, ainsi que les frappes israélo-américaines en Iran ayant fait plus de 3 000 victimes et les offensives au Liban avec près de 2 400 morts. L’offensive militaire en Ukraine, entamée il y a plus de quatre ans, a quant à elle causé la mort de plus de 15 000 personnes. L’ONG fustige l’absence de mesures concrètes contre ces violations des normes fondamentales de l’humanité.
Dans ce panorama mondial, l’Espagne se démarque. Le pays est présenté comme une exception en Europe pour sa condamnation des opérations israéliennes à Gaza et en Iran, échappant ainsi aux doubles standards dénoncés par Amnesty. À l’inverse, le Royaume-Uni est critiqué pour sa répression des mouvements de solidarité avec la Palestine, ciblant particulièrement le groupe Palestine Action actuellement engagé dans une bataille juridique contre son interdiction.
L’ONG dénonce également les discriminations fondées sur le genre. Le rapport cite les mesures d’exclusion des femmes afghanes de l’éducation et de l’emploi par les talibans, ainsi que l’inaction des autorités népalaises face aux violences ciblant les femmes dalits.
Malgré ces constats, Amnesty relève plusieurs éléments de résistance mondiale. Le document salue les manifestations menées par la génération Z, le soutien croissant des États à la plainte de l’Afrique du Sud contre Israël devant la Cour internationale de justice (CIJ), ainsi que l’émission de mandats d’arrêt par la Cour pénale internationale (CPI) contre deux dirigeants talibans et l’ancien président philippin Rodrigo Duterte.


