Le dernier rapport de Amnesty International, publié ce mardi, jette une lumière crue sur la situation des droits de l’enfant au Sénégal. Présenté lors d’une conférence conjointe avec sa section nationale et son bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, le document déplore l’absence d’avancées législatives en matière de protection des enfants, notamment ceux des écoles coraniques.
Selon l’organisation, ces enfants restent « exposés à des violences », malgré des concertations engagées sous l’égide du ministère de l’Éducation nationale. Des discussions qui, selon le rapport, laissent entrevoir « des mesures concrètes, législatives et financières » à venir.
Le rapport revient également sur plusieurs drames survenus en 2025. À Thiénaba Kadior, dans la région de Thiès, quatre enfants talibés ont perdu la vie après avoir consommé, sans supervision, une plante sauvage. Une enquête judiciaire a été ouverte, aboutissant à la condamnation de leur maître coranique à trois mois de prison avec sursis pour « mise en danger de la vie d’autrui ».
Autre cas marquant : la mort d’un enfant de huit ans à Ribot Escale, après avoir été privé de nourriture et violemment battu par son maître coranique. Un drame qui, pour Amnesty International, illustre les failles persistantes du système de protection de l’enfance.
Face à ces constats de décès , l’organisation appelle à des réformes urgentes et à un encadrement plus strict des écoles coraniques, afin de prévenir de nouvelles tragédies


