À la suite de la prise de parole de Macky Sall aux Nations unies, les réactions se multiplient. Celle de Boubacar Seye, président de l’ONG Horizon Sans Frontières note un manque de cohérence dans son discours sur la migration.
Dans une déclaration publique, le spécialiste des migrations critique des engagements qu’il juge déconnectés des réalités nationales. « Ces ressources n’étaient pas symboliques ; elles devaient financer des politiques concrètes, créer des opportunités et offrir une alternative crédible au départ », affirme-t-il, en référence aux fonds européens destinés à freiner l’émigration irrégulière.
Il pointe également l’absence de transparence dans la gestion de ces financements, estimant que cette opacité alimente la défiance sociale. « Poser la question de l’utilisation de ces fonds ne devrait jamais conduire à la répression », insiste Boubacar Seye, rappelant ses propres démêlés judiciaires en 2021 après avoir interpellé les autorités sur ce sujet.
Selon lui, le décalage entre les discours internationaux et la réalité nationale fragilise la parole publique et renforce le sentiment d’abandon d’une jeunesse en quête de perspectives. Il plaide pour une approche fondée sur des résultats concrets : emploi, formation adaptée et gouvernance transparente.
Clôturant son propos sur une note particulièrement sévère, il assène : « Promesse à l’Onu, vérité réprimée au Sénégal. Quelle farce !!! », une formule qui résume, selon lui, l’incohérence entre engagements affichés et réalités vécues.


