Deux versions contradictoires d’un même texte ont conduit le président Bassirou Diomaye Faye à demander une seconde lecture de la loi n°11/2026 modifiant le Code électoral, adoptée le 28 avril 2026. La Présidence dit avoir reçu ces deux versions, tandis que le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a reconnu une erreur matérielle dans la première, liée à l’intégration des amendements.
Dans des propos relayés à Xalima, El Malick Ndiaye a précisé qu’une version corrigée avait ensuite été transmise après concertation avec les services de la Présidence. Portée par le groupe majoritaire PASTEF-Les Patriotes, la réforme revoit les conditions d’inéligibilité et d’inscription sur les listes électorales, en réécrivant l’article L.29, en limitant à cinq ans la privation des droits civiques à compter de l’exécution de la peine et en supprimant l’article L.30, qui prévoyait notamment l’inéligibilité en cas de condamnation à une amende supérieure à 200 000 francs CFA.


