L’Union européenne a définitivement validé un plan de soutien en faveur de l’Ukraine, accompagné de mesures restrictives supplémentaires contre la Russie. Ce consensus fait suite au retrait des vetos préalablement opposés par la Hongrie et la Slovaquie.
Selon les informations rapportées par Al Jazeera, l’accord débloque un prêt d’un montant de 90 milliards d’euros, réparti sur deux ans. Ces fonds sont destinés à combler les déficits budgétaires de l’État ukrainien, privé d’une grande partie de l’assistance américaine en raison des tensions au Moyen-Orient. Le déblocage de la situation a été salué par le président Volodymyr Zelensky sur le réseau social X, où il a exprimé le souhait de voir une première tranche versée d’ici le mois de mai ou de juin.
Le retard dans la validation de cette enveloppe financière était lié à la position de Viktor Orban. Le Premier ministre hongrois sortant, qui a récemment essuyé une défaite électorale, utilisait l’approbation de ce prêt pour faire pression sur Kiev afin d’obtenir la réparation de l’oléoduc Druzhba et la reprise des livraisons de pétrole russe vers son pays enclavé.
Outre le volet financier, les États membres ont adopté le vingtième train de sanctions économiques ciblant Moscou depuis 2022. Ce dispositif frappe les secteurs de l’énergie, du commerce et de la banque. Les nouvelles restrictions visent directement la flotte de pétroliers vieillissants exploitée par la Russie pour contourner les limites d’exportation d’hydrocarbures, ainsi que les courtiers en cryptomonnaies russes.
Dans le cadre de ces mesures anti-contournement, l’Union européenne a également interdit l’exportation de catégories entières d’équipements vers le Kirghizistan afin d’empêcher leur transfert ultérieur vers le territoire russe. L’institution européenne n’a toutefois pas imposé d’interdiction totale des services maritimes pour les navires transportant du brut russe, espérant qu’une action coordonnée soit menée ultérieurement avec les pays du G7.


