La juridiction de Mbour examine actuellement une grave affaire d’agressions sexuelles sur une adolescente. Un commerçant d’une cinquantaine d’années fait face à la justice pour des abus présumés étalés sur près de trois ans à l’encontre d’une mineure âgée de 14 ans au début des faits.
Selon les informations rapportées par Kawtef, qui cite le quotidien L’Observateur, les événements débutent le 1er janvier 2020. La jeune A. Fall s’était rendue chez O. Mbengue, vendeur de téléphones portables, sur demande de sa mère pour y récupérer un appareil. La collégienne affirme avoir subi une première agression dès cette visite.
Le dossier révèle un mode opératoire basé sur la fourniture de matériel. D’après Kawtef, l’accusé remettait régulièrement des téléphones à la victime pour garder un contact permanent et l’attirer à son domicile pendant ses heures scolaires. La victime précise également qu’elle était forcée d’avaler une pilule contraceptive après chaque agression afin de masquer toute trace biologique et d’éviter une grossesse.
Le silence s’est brisé en août 2022 à la suite des changements de comportement de l’adolescente, marqués par des fugues et de l’absentéisme. Une discussion avec sa mère a entraîné des révélations, corroborées par la suite par un certificat médical attestant d’une défloraison ancienne. Devant la Chambre criminelle de Mbour, le ministère public a requis 15 ans de réclusion criminelle pour viol, pédophilie et détournement de mineure.
L’accusé conteste l’intégralité des faits. Il soutient que les téléphones servaient à un « suivi scolaire » et évoque un complot orchestré par la famille. O. Mbengue, maintenu en détention à la Maison d’arrêt et de correction de Mbour, sera fixé sur son sort le 15 mai prochain.



