Le Mexique a procédé à l’arrestation d’un trafiquant de drogue figurant sur la liste des fugitifs les plus recherchés de l’Union européenne. Cette opération, menée dans l’État de Quintana Roo, s’inscrit dans une vaste offensive sécuritaire du gouvernement.
Selon les informations rapportées par Al Jazeera, le ministre mexicain de la Sécurité, Omar Garcia Harfuch, a confirmé l’interpellation de Janos Balla. Ce citoyen hongrois de 48 ans, qui utilisait l’alias « Daniel Takacs », faisait l’objet d’une notice rouge d’Interpol. Il a été localisé dans la municipalité de Benito Juarez et appréhendé sur l’avenue Politecnico.
Le fugitif a été condamné à six ans de prison en Europe pour contrebande de stupéfiants et de substances psychotropes. Il a été placé sous la garde de l’Institut national des migrations du Mexique en vue d’une procédure d’expulsion contrôlée vers le continent européen. Cette capture est le résultat d’un échange de renseignements et d’une collaboration avec les agences de sécurité hongroises.
Cette arrestation intervient dans un contexte d’intensification de la lutte anti-drogue par la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum, qui s’éloigne de la politique de son prédécesseur. Son administration agit notamment sous la pression de Donald Trump. Le président américain, qui qualifie plusieurs cartels mexicains d’« organisations terroristes étrangères », a menacé de recourir à des actions militaires et d’imposer des sanctions économiques sur les exportations pour forcer le Mexique à agir.
Face à ces exigences, les autorités mexicaines ont multiplié les coups de filet. Depuis la prise de fonction de Donald Trump pour son second mandat en 2025, le gouvernement a transféré près de 92 membres présumés de cartels vers les États-Unis. Ces expulsions, défendues par le gouvernement comme une mesure de sécurité nationale, suscitent des critiques de la part des familles des suspects, qui dénoncent l’absence de mandats d’extradition officiels et la privation des droits de la défense.


