Le président libanais Joseph Aoun s’est adressé à la nation ce vendredi lors d’une allocution télévisée, au lendemain de l’annonce d’une trêve de dix jours avec Israël. Une intervention durant laquelle le chef de l’État a défini les contours de la politique nationale pour la période post-conflit.
Le dirigeant a affirmé de manière catégorique que son pays ne serait plus le « pion » de personne ni le « terrain d’affrontement pour les guerres d’autrui ». Selon les informations rapportées par Al Jazeera, cette déclaration amorce une phase de transition visant à transformer le cessez-le-feu actuel en accords permanents, afin de préserver la souveraineté du territoire et les droits de la population.
Dans son discours, le président a publiquement exprimé sa gratitude envers les acteurs ayant contribué à la fin des hostilités. Il a nommément salué Donald Trump pour son implication, avant d’adresser ses remerciements aux pays de la région, en plaçant le Royaume d’Arabie saoudite au premier rang des nations arabes impliquées dans ce processus.
Le président libanais a également répondu aux critiques internes nées des récentes discussions directes tenues entre le Liban et Israël à Washington. Il a assuré que les négociations en cours ne constituaient ni une faiblesse ni une concession, fixant comme objectifs le retour des prisonniers, le rapatriement des familles déplacées et le déploiement exclusif des forces étatiques sur l’ensemble du territoire.
Cette accalmie intervient après une vague d’attaques israéliennes débutée le 2 mars, en réponse à des tirs du Hezbollah. Le bilan des affrontements dépasse les 2 200 morts et s’élève à plus d’un million de déplacés. Malgré l’arrêt des combats, l’armée israélienne maintient ses positions au Sud-Liban, le Premier ministre Benjamin Netanyahu ayant exclu tout retrait de ses troupes pendant la durée de la trêve.


