Une image montrant un soldat israélien en train de frapper une statue de Jésus-Christ avec une masse dans le sud du Liban suscite l’indignation. L’armée israélienne a reconnu les faits ce lundi 20 avril 2026, annonçant l’ouverture d’une enquête sur cet acte survenu lors d’une offensive militaire.
L’authenticité de la photographie, qui a généré plus de 5 millions de vues sur le réseau X, a été confirmée par les autorités militaires. Selon les informations rapportées par Al Jazeera, le cliché a été capturé en lisière du village de Debl, près de la frontière, alors que les troupes israéliennes opéraient dans le sud du Liban. Cette présence fait suite à l’invasion terrestre et aux bombardements initiés le mois dernier, dans le contexte du conflit mené conjointement avec les États-Unis contre l’Iran.
L’armée a indiqué que des mesures appropriées seraient prises à l’encontre des personnes impliquées, conformément aux conclusions de l’investigation. Cette déclaration a été suivie de plusieurs réactions politiques. Le député palestinien à la Knesset, Ayman Odeh, a commenté l’incident de manière incisive en déclarant s’attendre à ce que le porte-parole de la police affirme que « le soldat s’est senti menacé par Jésus ».
De son côté, le député Ahmad Tibi a souligné l’absence de sanctions contre ceux qui détruisent des mosquées et des églises à Gaza ou s’en prennent au clergé chrétien à Jérusalem. Il s’est également interrogé sur une possible influence de Donald Trump, faisant référence aux récentes controverses du président américain, notamment une image générée par intelligence artificielle le dépeignant sous les traits de Jésus et son différend avec le pape, critique de la guerre contre l’Iran.
Les dégradations de symboles religieux sont régulièrement documentées dans la région. Le ministère des Affaires religieuses de l’Autorité palestinienne dénombre 45 mosquées vandalisées en Cisjordanie occupée l’année dernière. Par ailleurs, le Religious Freedom Data Center (RFDC) a recensé 201 actes de violence visant des chrétiens entre janvier 2024 et septembre 2025, la majorité des faits de harcèlement, de vandalisme et d’agressions ayant eu lieu dans la vieille ville de Jérusalem occupée.


