Installé dans l’univers de la lutte sénégalaise après un parcours peu commun, Songo Tine, de son vrai nom Shogo Uozumi, affiche désormais un objectif précis dans l’arène. Le lutteur japonais, passé par Thiès puis par les tournois populaires, dit vouloir s’imposer dans une discipline qu’il a découverte au Sénégal.
Selon les informations rapportées par Kawtef, ce parcours a été détaillé par l’intéressé dans un entretien accordé à L’Observateur. Arrivé au Sénégal entre 2017 et 2019 dans le cadre d’un programme de la JICA, il exerçait d’abord comme instructeur bénévole en lutte olympique à Thiès.
De retour en 2022, Songo Tine découvre cette fois la lutte traditionnelle sénégalaise. Le combattant explique être tombé sous le charme de cette pratique, avant de se faire remarquer dans les compétitions de mbapatt. Cette visibilité lui ouvre ensuite la voie vers la lutte avec frappe, où il signe des débuts présentés comme prometteurs.
Dans ce début de parcours, deux adversaires sont cités parmi ses succès : Yawou Dial et Wouly. Ces résultats sont mentionnés comme des victoires marquantes dans sa progression. D’après Kawtef, le lutteur japonais s’est ainsi construit une place dans un milieu où sa présence a d’abord pu surprendre par son origine.
Son intégration au Sénégal passe aussi par son environnement social. Le contenu source précise qu’il est accueilli par une famille sérère, un cadre qui a favorisé son insertion dans la société sénégalaise. En parallèle de sa carrière sportive, il s’investit également dans la formation des jeunes ainsi que dans les échanges sportifs entre le Sénégal et le Japon.
Aujourd’hui, l’ambition affichée par Songo Tine est claire : devenir le « Roi des Arènes ». Cet objectif est présenté comme l’aboutissement d’un itinéraire commencé dans la lutte olympique avant de se prolonger dans la lutte traditionnelle puis dans la lutte avec frappe au Sénégal.


