Le président de la FIFA s’est exprimé ce vendredi lors d’un sommet économique organisé à New York. Au cœur des échanges figurait la politique tarifaire de la Coupe du Monde 2026, dont le coup d’envoi approche aux États-Unis, au Canada et au Mexique.
Selon les informations rapportées par Al Jazeera, Gianni Infantino a défendu les prix élevés des billets en expliquant que le tournoi mondial constitue l’unique source de revenus de l’organisation sur un cycle de quatre ans. Le dirigeant a tenu à rappeler le statut à but non lucratif de la FIFA, qui compte 211 nations membres.
Lors d’une session de questions-réponses au sommet annuel sur l’économie mondiale de Semafor, il a détaillé ce modèle de financement. Les fonds générés durant le mois de compétition sont investis dans le développement du football mondial pour les quarante-sept mois restants. Il a souligné que les trois quarts des pays affiliés ne pourraient probablement pas organiser leurs activités sportives sans ces subventions.
Al Jazeera précise par ailleurs les montants atteints sur le marché secondaire. Une vérification effectuée vendredi sur la plateforme de revente StubHub a montré que le billet le plus abordable pour le match d’ouverture des États-Unis contre le Paraguay, prévu le 12 juin, s’élevait à 1 359 dollars. Pour la finale programmée le 19 juillet dans la région de New York, les prix culminent jusqu’à 25 000 dollars pour certains sièges. À la suite des premières plaintes concernant l’accessibilité, la FIFA avait introduit une option à 60 dollars, réservée à une petite portion des places dans chaque stade.
Qualifiant l’Amérique du Nord de marché très spécifique, Gianni Infantino a indiqué résider aux États-Unis depuis plus de deux ans afin de mieux en appréhender les rouages. Cette édition 2026 rassemblera un nombre record de 48 équipes, structurées en 12 groupes, pour un total de 104 rencontres.


