La ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, Maïmouna Dièye, a été auditionnée ce mercredi 13 mai par la Commission de la Santé, de la Population, des Affaires sociales et de la Solidarité nationale de l’Assemblée nationale, dans le cadre de l’évaluation des performances de son département après quatre mois d’exécution budgétaire.
À l’issue de cette séance de contrôle parlementaire, les députés ont salué « une dynamique sociale structurante » portée par le ministère, tout en soulignant des résultats encore « inégalement matérialisés sur le terrain ».
Le département consacre en effet près de 85 % de ses crédits de paiement au programme « Famille, Enfance et Protection sociale des groupes vulnérables », traduisant une priorité accordée aux bourses de sécurité familiale, à la couverture sanitaire universelle, à la protection de l’enfance ainsi qu’à l’accompagnement des personnes vulnérables.
La Commission a toutefois pointé une exécution financière jugée encore insuffisante sur plusieurs projets sociaux majeurs, appelant à une meilleure cadence dans la mise en œuvre des programmes.
Malgré ces réserves, l’évaluation met en avant plusieurs avancées notables.
Les parlementaires ont relevé que la représentation des femmes dans les instances de décision dépasse les objectifs fixés, tandis que la prise en charge des victimes de violences basées sur le genre affiche une progression encourageante. Les mécanismes de ciblage social via le Registre national unique sont également jugés opérationnels, avec des performances satisfaisantes enregistrées dans les transferts numériques et le traitement des réclamations.
Au terme des échanges, les députés ont estimé que « la trajectoire du ministère demeure globalement positive », tout en insistant sur la nécessité d’« une accélération significative de l’exécution » dans les prochains mois afin de traduire plus rapidement les engagements sociaux en résultats concrets pour les populations vulnérables.


