La direction de l’Union Berlin a pris une décision radicale ce dimanche pour tenter de redresser une saison sportive compromise. Empêtré dans le bas du classement et menacé de relégation, le club a écarté son technicien principal pour confier les rênes de l’équipe première à une figure qui marque déjà l’histoire du championnat.
Selon les informations rapportées par Al Jazeera, Marie-Louise Eta a été nommée à la tête de l’équipe masculine jusqu’à la fin de la saison en cours. À 34 ans, elle devient la première femme à occuper le poste d’entraîneur principal dans l’histoire de la Bundesliga, franchissant ainsi un palier inédit au sein des cinq grands championnats européens.
Cette réorganisation intervient après le limogeage de Steffen Baumgart, démis de ses fonctions dimanche matin. La défaite 3-1 concédée samedi face à Heidenheim, lanterne rouge du championnat, a scellé le sort du technicien. Avec seulement deux victoires enregistrées depuis la trêve hivernale, l’Union Berlin ne compte plus que sept points d’avance sur la place de barragiste pour le maintien.
Le directeur sportif du club, Horst Heldt, a justifié ce remaniement par une deuxième partie de saison jugée décevante. Dans une déclaration officielle, il a souligné l’urgence de récolter des points face à une situation précaire, estimant que les performances récentes ne permettaient plus d’espérer un redressement avec l’encadrement en place.
Avant cette nomination, Marie-Louise Eta avait déjà franchi une étape importante en 2023 en devenant la première femme entraîneure adjointe de la Bundesliga. Elle s’était notamment illustrée en 2024 en assurant les obligations médiatiques de l’équipe première lors de la suspension de trois matchs de l’entraîneur Nenad Bjelica. Ancienne joueuse professionnelle et lauréate de la Ligue des champions en 2010 avec le Turbine Potsdam, elle dirigera l’équipe masculine par intérim avant de prendre officiellement la tête de l’équipe féminine de l’Union Berlin cet été, comme prévu initialement par le club allemand.


