Ce vendredi 2026 au Palais de la République, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a profité de la traditionnelle réception des cahiers de doléances des centrales syndicales pour décliner plusieurs axes majeurs de sa politique sociale et administrative.
Renforcement de la protection sociale
Le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’élargir la couverture sociale afin de bâtir un système plus inclusif. Une orientation qu’il juge essentielle dans un contexte de fortes inégalités.
« Nous poursuivons l’extension progressive de la protection sociale vers l’ensemble des travailleurs, notamment ceux de l’économie informelle », a-t-il indiqué, mettant en avant une logique d’inclusion sociale renforcée.
Modernisation de l’administration et des services publics
Le président a également mis l’accent sur la transformation de l’administration publique, articulée autour de plusieurs leviers structurants : la digitalisation des procédures administratives, l’interconnexion des systèmes de gestion, les recrutements dans les secteurs clés comme l’éducation, la santé et l’enseignement supérieur
Selon lui, ces réformes visent à « renforcer l’efficacité, la transparence et la performance de l’action publique », dans un contexte d’exigence accrue des usagers.
Dialogue social et gestion des conflits
Autre pilier de son intervention : le dialogue social. Le président a rappelé le rôle central du pacte national de stabilité sociale, qu’il considère comme un outil de gouvernance essentiel.
« Le dialogue social doit rester le cadre privilégié de régulation des tensions et de prévention des conflits », a-t-il souligné, appelant à la consolidation des mécanismes de concertation entre l’État, les syndicats et le patronat.
Mise en garde sur les tensions sociales
Tout en saluant les avancées enregistrées, le chef de l’État a reconnu la persistance de tensions dans certains secteurs, malgré les efforts engagés.
Il a ainsi appelé à une vigilance collective et au respect des engagements pris dans le cadre de la trêve sociale, estimant que la stabilité reste une condition indispensable au développement économique et social du pays.
À travers ces différents axes, le président Diomaye Faye a voulu réaffirmer une ligne directrice claire : renforcer la protection sociale, moderniser l’État et consolider le dialogue social comme fondement de la stabilité nationale.


