Alors que le fragile cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran touche à sa fin, les tensions connaissent une nouvelle escalade. Donald Trump a annoncé l’envoi d’une délégation à Islamabad, au Pakistan, pour un éventuel second round de négociations, tout en multipliant les ultimatums militaires à l’encontre de Téhéran.
Selon les informations rapportées par Al Jazeera, le président américain a exigé que l’Iran accepte un accord offert par les États-Unis, sous peine de représailles massives. Donald Trump a explicitement menacé de détruire « chaque centrale électrique et chaque pont » en Iran si les discussions venaient à échouer. Cette rhétorique fait suite à une première session de pourparlers menée le week-end précédent par le vice-président JD Vance, qui n’a abouti à aucun compromis.
Sur le théâtre des opérations maritimes, les affrontements directs se poursuivent. Les forces américaines ont intercepté le Touska, un navire battant pavillon iranien, dans le golfe d’Oman. Donald Trump a déclaré que le bâtiment tentait de contourner le blocus naval américain sur les ports iraniens, et a précisé que ses troupes avaient stoppé la progression du navire en faisant exploser une brèche au niveau de la salle des machines. Le quartier général militaire iranien Khatam al-Anbiya a confirmé cette attaque, et a annoncé une riposte imminente. Des drones iraniens ont ensuite été envoyés en direction de la flotte américaine.
La participation de la délégation iranienne aux discussions d’Islamabad reste incertaine. Ebrahim Azizi, chef de la commission de la sécurité nationale du Parlement iranien, a affirmé que Téhéran considérait ces négociations comme une stricte continuité du champ de bataille et rejetterait toute approche fondée sur la contrainte.
Les points de blocage demeurent nombreux. Dans le détroit d’Ormuz, le trafic de navires marchands a chuté de 95 % depuis le déclenchement de la guerre le 28 février, les deux pays ayant instauré des blocus maritimes croisés. Sur le volet nucléaire, Washington réclame l’arrêt total du programme d’enrichissement d’uranium, tandis que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) évalue les réserves de Téhéran à 440 kilogrammes d’uranium enrichi à 60 %. Le président iranien Masoud Pezeshkian a de son côté réitéré qu’il n’y avait aucune justification pour priver son pays de ses droits à l’énergie nucléaire civile. L’arrêt du soutien iranien aux divers groupes armés régionaux, notamment au Hezbollah au Liban, constitue également une exigence américaine que l’Iran refuse de négocier.


