Face aux inquiétudes croissantes des acteurs du bâtiment et des travaux publics (BTP), confrontés à un ralentissement de l’activité et à des tensions de trésorerie, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a tenu à se montrer rassurant quant aux perspectives du secteur.
S’exprimant devant la presse, le chef de l’État a reconnu l գոյexistence des difficultés actuelles, tout en affirmant qu’une dynamique de redressement est déjà en cours. « Il y a un ralentissement, mais nous sommes en train de redresser », a-t-il déclaré, se voulant confiant quant à l’évolution prochaine de la situation.
Dans cette optique, le président a insisté sur la nécessité d’assainir durablement le secteur du BTP, en mettant l’accent sur une gouvernance plus rigoureuse. Il a notamment évoqué la lutte contre certaines pratiques néfastes telles que les surfacturations, les marchés non exécutés et les retards dans les chantiers, qui fragilisent les finances publiques et freinent l’avancement des projets.
Par ailleurs, la question de la gestion du littoral a été soulevée comme un enjeu majeur, devant s’inscrire dans une stratégie de développement plus responsable et mieux encadrée.
Au cœur de la relance annoncée figure le retour de l’investissement public, considéré comme le principal levier de redynamisation du secteur. Plusieurs projets et chantiers devraient ainsi reprendre dans les prochains mois, avec pour objectif de soutenir l’activité économique et de créer de nouvelles opportunités pour les entreprises.
L’État prévoit également de renforcer son accompagnement du secteur privé afin de stimuler la commande publique et restaurer la confiance des acteurs économiques.
La situation des petites et moyennes entreprises du BTP, particulièrement affectées par les retards de paiement et les difficultés financières, a aussi été abordée. Des mécanismes visant à faciliter l’accès au financement devraient être mis en place pour leur permettre de relancer leurs activités et de respecter leurs engagements.


