Les garde-côtes du Yémen ont annoncé tenter de récupérer un pétrolier détourné au large du pays et désormais dirigé vers la Somalie. Le navire, identifié comme le M/T Eureka, a été pris d’assaut au large de la province de Shabwa, dans le sud-est yéménite, selon un communiqué publié samedi.
D’après Al Jazeera, des assaillants armés sont montés à bord du pétrolier avant d’en prendre le contrôle, puis de le faire naviguer dans le golfe d’Aden en direction des côtes somaliennes. Les garde-côtes yéménites indiquent travailler avec des partenaires internationaux et les autorités concernées dans cette zone maritime afin de récupérer le bâtiment et d’assurer la sécurité de l’équipage.
Le sort des membres d’équipage n’a pas été communiqué. Les garde-côtes ont toutefois précisé que leurs moyens restaient limités en raison de la situation économique difficile que traverse le Yémen.
Cette attaque est présentée comme au moins la quatrième survenue près de la Somalie ces dernières semaines. Les autorités citées dans le contenu source font état d’une recrudescence de la piraterie dans la zone, dans un contexte marqué par la guerre impliquant l’Iran. Des responsables estiment que des groupes de pirates ont profité de la dispersion des forces navales déployées dans la région, notamment en lien avec le blocus du détroit d’Hormuz et le détournement de certaines routes maritimes civiles.
Le United Kingdom Maritime Trade Operations (UKMTO) a relevé le niveau de menace lié à la piraterie le long des côtes somaliennes à « substantial » et a appelé les navires à transiter avec prudence. De leur côté, les forces navales de l’Union européenne opérant dans la région ont estimé que la guerre avec l’Iran avait offert une « fenêtre d’opportunité » aux groupes de pirates.
Selon les éléments rapportés, un pétrolier transportant environ 18 000 barils de pétrole avait déjà été détourné près des côtes somaliennes le 21 avril. Deux autres navires ont ensuite été saisis dans les cinq jours suivants. Les données de la force navale de l’UE rappellent que plus de 200 attaques avaient été enregistrées en 2011 au large de la Somalie, avant qu’une coalition navale internationale ne fasse chuter ce chiffre à un niveau proche de zéro à partir de 2014. La reprise des incidents depuis 2023 est attribuée, dans le contenu source, au redéploiement de patrouilles anti-piraterie vers la mer Rouge face aux menaces des forces houthies dans le détroit de Bab al-Mandeb.


