Les crispations s’accentuent entre Téhéran et Washington autour de l’avenir du programme nucléaire iranien et de la liberté de navigation. Alors que le cessez-le-feu arrive à expiration, le blocage des négociations ravive la perspective d’un affrontement armé.
Selon les informations rapportées par Al Jazeera, le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a de nouveau imposé des restrictions sur le détroit d’Ormuz, moins de vingt-quatre heures seulement après son déblocage. Une mesure que Téhéran justifie par la persistance du blocus naval américain ciblant ses infrastructures portuaires.
Ce couloir maritime, par lequel transitent d’ordinaire 20 % du pétrole commercialisé à l’échelle mondiale, constitue un levier de pression central dans les tractations en cours. Samedi, Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien et négociateur en chef, a jugé le maintien du blocus américain « insensé ». Lors d’une allocution télévisée, il a averti que les forces armées de la République islamique étaient prêtes à faire face à une reprise des hostilités des États-Unis, constatant que les deux camps demeurent éloignés d’un accord définitif malgré quelques avancées.
Dimanche, le président iranien Massoud Pezeshkian a également pris la parole. Il a déclaré que Donald Trump ne disposait d’aucune justification légitime pour priver sa nation de ses droits en matière de développement nucléaire.
L’échéance du cessez-le-feu, fixée à ce mercredi, précipite les ultimatums. Donald Trump a indiqué samedi que Washington ne céderait pas à ce qu’il qualifie de chantage. Il a prévenu que l’armée américaine serait contrainte de reprendre les bombardements si les négociations n’aboutissent pas avant la date butoir, tout en précisant que les responsables des deux pays restaient en contact.
Les efforts diplomatiques demeurent suspendus aux exigences de chaque partie. Le premier cycle de pourparlers, tenu à Islamabad, s’est soldé par un statu quo le 12 avril dernier. Si la Maison Blanche espère l’organisation d’une nouvelle session au Pakistan, le ministère iranien des Affaires étrangères a exclu toute programmation tant qu’un cadre d’entente préalable ne sera pas validé, accusant l’administration américaine de camper sur une approche maximaliste.


