En marge du Ziara général de Tivaouane, le ministre de l’Intérieur Mouhamadou Bamba Cissé a alerté sur une possible hausse des prix au Sénégal, en lien avec les tensions au Moyen-Orient et leurs répercussions sur le marché mondial de l’énergie.
Le ministre de l’Intérieur, Mouhamadou Bamba Cissé, a tiré la sonnette d’alarme ce dimanche à Tivaouane sur les conséquences économiques du conflit impliquant Iran, Israël et les États-Unis.
Face aux perturbations du marché pétrolier, notamment liées au détroit d’Ormuz, le ministre a rappelé que plusieurs pays comme la Mauritanie, la Gambie et la Guinée-Bissau ont déjà revu à la hausse leurs prix des carburants et de l’électricité.
Au Sénégal, les prix restent pour l’instant stables. Une situation que le ministre attribue à l’intervention de l’État. « Au Sénégal, les prix n’ont pas encore bougé, et cela démontre les efforts qui sont en train d’être faits par le gouvernement, sous l’impulsion du président Bassirou Diomaye Faye et du Premier ministre Ousmane Sonko, afin que les Sénégalais ne ressentent pas très tôt les répercussions », a-t-il déclaré.
Poursuivant, il a insisté sur le rôle des subventions publiques : « Voilà deux semaines que les prix devaient changer, mais l’État a mis la main en subventionnant, pourtant ce n’est pas le cas en Mauritanie et ailleurs. Raison pour laquelle on n’a pas encore senti le basculement, mais cela peut se faire dans quelques jours ».
Une déclaration qui laisse entrevoir une hausse attendue des prix du carburant, dans un contexte de crise énergétique mondiale où les marges de manœuvre des États deviennent de plus en plus limitées


