La région de Kédougou, au sud-est du Sénégal, a été le théâtre d’une fin de semaine particulièrement meurtrière. Deux incidents distincts survenus dans le département de Saraya ont coûté la vie à deux jeunes travailleurs, rappelant la précarité et les risques extrêmes liés à l’exploitation aurifère artisanale dans cette zone.
Les détails de ces événements, relayés par le journal Sud Quotidien, font état d’un premier drame survenu le samedi en fin d’après-midi. À proximité du village de Saiensoutou, un passant a donné l’alerte après avoir aperçu le corps sans vie d’un homme flottant dans un fossé. Les autorités compétentes, dépêchées sur les lieux pour procéder aux constatations d’usage, ont identifié la victime comme étant un orpailleur de 33 ans.
Selon des sources sécuritaires citées par l’Agence de presse sénégalaise (APS), la dépouille se trouvait déjà dans un état de décomposition avancée au moment de sa découverte. Face à cette situation, l’inhumation a dû s’effectuer directement sur place.
Vingt-quatre heures plus tard, le dimanche 8 mars, la série noire s’est poursuivie sur un autre site d’orpaillage, cette fois près du village de Bondala. Un jeune homme de 25 ans, de nationalité sénégalaise et résidant à Saiensoutou, a perdu la vie à la suite d’un éboulement. L’accident s’est produit alors que la victime cherchait à s’abriter de la chaleur sous une formation rocheuse. La structure a subitement cédé, l’ensevelissant sous les débris.
Malgré l’intervention et les efforts de ses camarades présents sur le site pour le dégager, le jeune travailleur n’a pas pu être sauvé. Sa dépouille a par la suite été évacuée vers la morgue de l’hôpital régional de Kédougou. Ces deux décès successifs mettent une nouvelle fois en évidence les dangers constants auxquels sont confrontés les travailleurs évoluant sur les sites d’orpaillage de la région.


