L’intensification des opérations militaires israéliennes au Liban continue d’aggraver la situation humanitaire dans le pays. Le Comité national libanais de gestion des risques de catastrophe a rendu public un nouveau rapport détaillant l’impact de cette offensive sur les populations civiles depuis le début du mois de mars.
D’après les données rapportées par l’agence Anadolu, le nombre officiel de personnes déplacées de force s’établit désormais à 667 831. Ces individus ont dû quitter leur domicile face à l’avancée des troupes et aux frappes continues. Parmi eux, environ 120 000 personnes ont été réparties dans les 567 centres d’hébergement ouverts par les autorités à travers le territoire national, où les demandes d’accueil se poursuivent.
Toutefois, le gouvernement libanais apporte une précision concernant ces statistiques. Ce décompte ne prend en considération que les personnes officiellement enregistrées auprès des services de l’État. Les autorités soulignent que le chiffre réel est en réalité beaucoup plus élevé, de nombreux citoyens ayant trouvé refuge ailleurs par leurs propres moyens, en dehors des circuits d’enregistrement officiels.
Sur le plan militaire, le document indique que l’armée israélienne a mené 1 161 attaques sur le sol libanais depuis le 2 mars. Cette campagne fait suite à des tirs de missiles détectés depuis le Liban, qui avaient déclenché les sirènes d’alerte dans le nord d’Israël. En réponse, les forces israéliennes ont lancé de vastes frappes aériennes, ciblant notamment la capitale Beyrouth, et ont élargi leur offensive terrestre, combinant des attaques par voies aérienne et maritime.
Le ministère libanais de la Santé a recensé de son côté 486 morts et 1 313 blessés dans le cadre de ces attaques menées par Israël depuis le 2 mars.


