« Nous ciblons des cibles précises. Nous avons notre stratégie. Dans les jours à venir, les frappes vont s’accentuer », a déclaré un officier malien au poste de commandement de Mopti (centre du Mali), selon Jeune Afrique qui cite l’AFP.
Kidal sous le feu
Au moins quatre frappes aériennes ont été menées dans la nuit du 13 au 14 mai, causant des dégâts matériels, a décrit un témoin sous anonymat. Une frappe a détruit une maison près d’un ancien marché, une autre a créé un cratère dans la cour du gouvernorat de Kidal, repris fin avril par le Front de libération de l’Azawad (FLA) allié au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim), branche sahélienne d’Al-Qaïda dirigée par Iyad Ag Ghaly.
Kidal, ville stratégique du nord du Mali, était anormalement calme jeudi matin, avec très peu de véhicules. De nombreux véhicules auraient quitté la ville pendant la nuit, selon le témoin.
Le Mali traverse une situation sécuritaire critique après les attaques coordonnées du Jnim et du FLA contre des positions de la junte. Le FLA, rébellion indépendantiste à dominante touareg, a pris le contrôle de Kidal et annonce son intention de conquérir d’autres grandes villes du nord, comme Gao, Ménaka et Tombouctou. Les Touareg mènent depuis des décennies des luttes armées contre leur « marginalisation », notamment autour de Kidal.


