Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a reçu, à Kiev, le Premier ministre néerlandais Rob Jetten pour aborder l’évolution du conflit avec la Russie. Si les discussions ont permis de faire le point sur les récentes avancées territoriales de l’armée ukrainienne, elles ont également mis en lumière une nouvelle dynamique : l’implication de Kiev dans un autre théâtre d’opérations international, à la demande des États-Unis.
Lors de cette conférence de presse conjointe, le chef de l’État a détaillé les résultats de la contre-offensive menée au cours du dernier mois et demi. Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, les forces ukrainiennes ont repris le contrôle d’une zone comprise entre 400 et 435 kilomètres carrés dans le sud du pays, plus précisément dans les régions de Zaporijjia et de Dnipropetrovsk. Volodymyr Zelensky a qualifié ces résultats de « significatifs », tout en précisant que l’armée russe maintient son objectif de contrôler l’intégralité du Donbass et prépare de nouvelles offensives pour le printemps.
L’attention s’est ensuite tournée vers le Moyen-Orient. Répondant à une sollicitation de Washington, l’Ukraine s’apprête à fournir un appui technique aux pays du Golfe pour contrer les drones de type « Shahed » fournis par l’Iran. Une délégation d’experts ukrainiens se rendra dans la région cette semaine. Leur mission consistera à partager leur expérience et à dispenser des formations pour neutraliser ces appareils. Dans ce contexte, le dirigeant ukrainien a formellement accusé Moscou de soutenir Téhéran, une coopération militaire qui fait l’objet d’une surveillance accrue de la part de l’administration américaine.
Ce redéploiement de l’expertise ukrainienne suscite des réactions politiques outre-Atlantique. Interrogé sur les critiques formulées par Donald Trump concernant cette assistance fournie aux pays du Golfe, Volodymyr Zelensky a défendu sa position. « Nous essayons d’aider et parfois le président Trump me critique », a-t-il déclaré. Il a ajouté que l’intensification des critiques est, selon lui, le signe d’une aide grandissante, concluant que l’assistance aux populations demeure sa priorité absolue.

