Les autorités de l’État de Nouvelle-Galles du Sud ont mis un terme, ce mardi, au dispositif sécuritaire d’exception qui encadrait les rassemblements publics depuis près de deux mois. Cette décision marque un tournant dans la gestion de l’ordre public en Australie, alors que le pays sort d’une période de tensions exacerbées par des événements tragiques et diplomatiques.
Selon les informations relayées par l’agence Anadolu, le commissaire de police de Nouvelle-Galles du Sud, Mal Lanyon, a officiellement signifié que les pouvoirs spéciaux, octroyés au lendemain de la fusillade meurtrière du 14 décembre sur la plage de Bondi, n’étaient plus justifiés. Ce drame, survenu lors d’un festival juif, avait coûté la vie à 15 personnes et entraîné une restriction drastique du droit de manifester dans certains quartiers de Sydney.
« Je suis convaincu que les conditions qui ont mené à la dernière prolongation ne sont plus réunies, et je suis tout à fait disposé à ce que la police collabore avec les manifestants », a précisé le commissaire Lanyon, actant ainsi le retour à la normale.
**Une levée des restrictions sur fond de bataille juridique**
Ce revirement intervient dans un contexte particulier, une semaine seulement après une série de manifestations houleuses contre la visite du président israélien Isaac Herzog. La gestion policière de ces rassemblements, qualifiée de répression violente par certains observateurs, avait ravivé le débat sur l’étendue des pouvoirs des forces de l’ordre.
Si la police a choisi de désamorcer la situation, la société civile ne compte pas en rester là. Des organisations de défense des libertés et des organisateurs de manifestations ont saisi la Cour d’appel de Nouvelle-Galles du Sud. Leur objectif dépasse la situation actuelle : ils ont déposé un recours constitutionnel visant à empêcher, à l’avenir, l’activation de pouvoirs d’urgence similaires sur la simple base d’une nouvelle déclaration d’attentat terroriste, cherchant ainsi à verrouiller juridiquement la gestion des crises futures.

