Les critiques adressées au Pool judiciaire financier (PJF) ont suscité des réactions dans les milieux des droits humains. Pour les lenteurs du PJF, la LSDH appelle au respect de l’indépendance de la justice.
Le président actuel de la Ligue sénégalaise des droits humains (LSDH), Denis Ndour, a rappelé que « la justice doit faire son travail en toute indépendance, sans immixtion de l’exécutif ».
Selon lui, les lenteurs dénoncées ne doivent pas conduire à une pression politique sur les magistrats. « On ne peut pas vouloir une justice indépendante et en même temps lui reprocher de prendre le temps nécessaire pour mener des investigations sérieuses », a-t-il soutenu vendredi sur la rfm.
Denis Ndour estime également que la reddition des comptes ne doit pas se transformer en « règlement de comptes ». Il appelle plutôt à des réformes profondes permettant de garantir une véritable indépendance de la justice vis-à-vis du pouvoir politique.


