Les 72 heures de la diaspora de Dialaw se sont ouvertes ce matin sous le signe de l’union sacrée. Entre convivialité et détermination, les fils du terroir, venus d’ici et d’ailleurs, ont scellé un pacte historique pour protéger le berceau de la culture Lébou contre un projet d’extension industrielle menaçant l’équilibre de toute une région selon le communique du collectif de la diaspora de Dialaw .
» Une Mobilisation sans Précédent ce qui ne devait être qu’un petit-déjeuner d’échanges s’est transformé en un véritable sommet de la résistance territoriale. Dans une ambiance empreinte de fraternité, la salle a réuni la crème de la société de Yene-Dialaw : L’Autorité Municipale : conduite par le premier adjoint au maire.
Le Sacré et le Traditionnel : les Imams Ratib, les Chefs de village (Toubab Dialaw, Yen Kaw, Ndoukoura Peul), ainsi que les gardiens du temple Lébou (Ndeye Djirew, Ndeye Niambour, Saltigués et chefs de Pench). La Société Civile : les collectifs de défense des intérêts de Yene-Dialaw et de Daga. »
Et pour le collectif, » La Diaspora : Des Années de Sacrifice en Péril Les membres de la diaspora, piliers économiques de la zone, n’ont pas caché leur détresse. Après des décennies de labeur à l’étranger pour bâtir des maisons et investir dans leur terre d’origine, ils voient leur rêve de retour s’évaporer. Le risque de voir leurs investissements anéantis par une « spoliation foncière » institutionnalisée est désormais leur principale source d’angoisse. Un « Pacte de Fer » pour la Suite L’acte fort de cette matinée reste la signature d’un pacte de mutualisation des forces. Désormais, autorités coutumières, religieuses, municipales et fils de la diaspora parlent d’une seule et même voix. L’objectif est clair : faire barrage à ce projet d’extension pour sauver ce qui reste du patrimoine Lébou. Les « 72 heures de la diaspora » ne font que commencer, mais le message envoyé aux autorités est déjà limpide : Dialaw ne se laissera pas étouffer en silence. »
Collectif du Collectif de la diaspora de Dialaw


