La Corée du Nord a réaffirmé sa position sur l’arme nucléaire à la tribune des Nations unies, en rejetant toute obligation liée au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP). Cette déclaration intervient alors qu’une conférence d’examen du traité est en cours au siège de l’ONU.
D’après Al Jazeera, l’ambassadeur nord-coréen auprès des Nations unies, Kim Song, a déclaré dans un message relayé jeudi par les médias d’État que Pyongyang ne serait liée « en aucune circonstance » par le traité de non-prolifération. Il a aussi affirmé qu’aucune pression extérieure ne modifierait le statut du pays en tant qu’État doté de l’arme nucléaire.
Selon l’agence officielle coréenne KCNA, Kim Song a accusé les États-Unis et d’autres pays de remettre en cause « sans fondement » le statut actuel de la Corée du Nord et l’exercice de ses droits souverains lors de la 11e conférence d’examen du TNP. Il a soutenu que le statut nucléaire de la République populaire démocratique de Corée était inscrit dans la Constitution, avec des principes d’usage de l’arme nucléaire « déclarés de manière transparente ».
La Corée du Nord s’est retirée du TNP en 2003. Depuis, le pays a procédé à six essais nucléaires, entraînant plusieurs séries de sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU. Le pays est considéré comme détenant plusieurs dizaines d’ogives nucléaires, même si aucun chiffre officiel n’a été communiqué par Pyongyang dans le contenu consulté.
Al Jazeera rappelle également que la Corée du Nord affirme de longue date qu’elle ne renoncera pas à son arsenal nucléaire, qualifiant cette orientation d’« irréversible » et promettant de renforcer ses capacités. Le média ajoute que Pyongyang a envoyé des troupes terrestres et des obus d’artillerie pour soutenir l’invasion de l’Ukraine par la Russie, tandis que des observateurs estiment que le pays reçoit en retour une assistance technologique militaire de Moscou.
Le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI) a indiqué que les neuf États dotés de l’arme nucléaire — la Russie, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, la Chine, l’Inde, le Pakistan, Israël et la Corée du Nord — détenaient 12.241 ogives nucléaires en janvier 2025. Selon le SIPRI, les États-Unis et la Russie concentrent à eux seuls près de 90 % des armes nucléaires dans le monde et ont mené ces dernières années d’importants programmes de modernisation.
La question nucléaire reste aussi au centre des tensions autour de l’Iran. Le contenu source précise que le président américain Donald Trump a déclaré que Téhéran, signataire du TNP, ne pourrait jamais disposer de l’arme nucléaire. L’Iran nie chercher à se doter d’une bombe atomique et demande depuis longtemps à Washington de reconnaître son droit à enrichir de l’uranium.


