En Méditerranée, des embarcations de la flottille humanitaire Global Sumud ont été interceptées par les forces israéliennes alors qu’elles se dirigeaient vers Gaza. L’opération, signalée jeudi par les organisateurs et des médias israéliens, s’est déroulée au large, loin des côtes israéliennes, selon les informations disponibles.
D’après Al Jazeera, les participants à la mission affirment que leurs bateaux ont été approchés par des vedettes militaires s’étant identifiées comme israéliennes. Dans un communiqué cité par le média, la flottille indique que des lasers et des armes semi-automatiques ont été pointés vers les personnes à bord, auxquelles il a été ordonné de se placer à l’avant des embarcations et de se mettre à genoux. Les organisateurs ajoutent que les communications des bateaux ont été brouillées et qu’un signal de détresse a été émis.
La radio de l’armée israélienne, citant une source israélienne, a indiqué que le processus de prise de contrôle de navires d’aide en route vers Gaza avait commencé loin des rivages israéliens. Selon cette même source, les forces navales avaient capturé sept des 58 navires composant la flottille près de l’île grecque de Crète.
Un porte-parole de Global Sumud Flotilla a qualifié l’arraisonnement d’« attaque directe contre des bateaux civils non armés dans les eaux internationales ». Le chargé de presse Gur Tsabar, interrogé par Al Jazeera depuis Toronto, au Canada, a déclaré que l’assaut en mer se déroulait à « des centaines de miles d’Israël » et que la flottille était « encerclée et menacée sous la menace d’armes ».
Selon Al Jazeera Arabic, l’armée israélienne a également adressé des avertissements aux militants présents à bord, leur demandant de faire immédiatement demi-tour. Le média précise que les autorités israéliennes ont menacé d’intercepter les navires et d’empêcher leur arrivée « par tous les moyens possibles » s’ils poursuivaient leur route.
Le contexte de cette mission reste lié à la situation à Gaza. Le texte source rappelle que le territoire a été dévasté par plus de deux ans de guerre, au cours de laquelle plus de 72.500 Palestiniens ont été tués, selon les chiffres cités.


