Les tractations diplomatiques s’intensifient pour tenter de mettre fin aux hostilités entre les États-Unis et l’Iran. Le Pakistan joue un rôle central de médiateur, avec des visites de haut niveau en cours.
Selon les informations rapportées par Al Jazeera, une délégation pakistanaise conduite par le chef de l’armée, le maréchal Asim Munir, se trouve actuellement à Téhéran. Il a pour mission de transmettre des messages en provenance des États-Unis. Parallèlement, le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, est arrivé en Arabie saoudite dans le cadre d’une tournée régionale qui le conduira également au Qatar et en Turquie.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmael Baghaei, a confirmé que Téhéran et Washington sont restés en contact depuis la fin des discussions à Islamabad dimanche. De son côté, Washington a exprimé mercredi son optimisme quant à la tenue d’une nouvelle série de pourparlers dans la capitale pakistanaise.
Toutefois, ces efforts diplomatiques interviennent dans un climat de forte tension au 48e jour du conflit. D’après Al Jazeera, l’Iran a averti qu’il pourrait étendre sa riposte au blocus naval américain au-delà de ses propres eaux territoriales. Aux États-Unis, les divisions politiques se maintiennent, le Sénat ayant rejeté une mesure visant à restreindre la conduite de la guerre sans l’approbation du Congrès.



