Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’est prononcé ce lundi sur la situation sécuritaire au Moyen-Orient, à l’issue d’une réunion du Conseil des ministres organisée au complexe présidentiel d’Ankara. Le chef de l’État a dressé un bilan critique des efforts diplomatiques actuels, pointant directement la responsabilité du gouvernement israélien dans la poursuite des hostilités.
Selon les informations rapportées par l’agence de presse Anadolu, le dirigeant turc a affirmé qu’Israël « continue de saper tous les efforts visant à mettre fin à la guerre » qui a éclaté le 28 février dans la région. Pour étayer son propos, Recep Tayyip Erdogan a énuméré une série de mesures et de décisions qui, selon lui, démontrent que la partie israélienne « se nourrit des tensions ».
Parmi les actes spécifiques dénoncés par le président turc figurent le maintien de la fermeture de la mosquée Al-Aqsa, les démarches visant à imposer la peine de mort aux prisonniers palestiniens, ainsi que l’intensification récente des tensions militaires vers le Liban et la Syrie.
Face à cette instabilité régionale, Recep Tayyip Erdogan a réaffirmé l’importance du processus de la « Türkiye sans terrorisme », une initiative gouvernementale axée sur la cohésion interne. Il a souligné la nécessité de renforcer l’unité entre les Turcs, les Kurdes, les Arabes et les Perses afin de neutraliser les complots de division et de bâtir une région pacifiée.

