Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a indiqué samedi avoir été informé de la candidature de son prédécesseur, Macky Sall, au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies par certains de ses homologues africains, y voyant une forme de pression.
Dans un entretien accordé à des médias sénégalais, le chef de l’État a précisé ne pas avoir été directement saisi par l’ancien président. « Il ne m’en a pas parlé et s’est contenté d’envoyer un émissaire », a-t-il déclaré, estimant qu’un Sénégalais aspirant à une fonction internationale de cette importance devrait en discuter avec le président en exercice.
Évoquant le principe de soutien de l’État aux candidats nationaux engagés dans des compétitions internationales, Bassirou Diomaye Faye a cité l’exemple de l’ancien ministre Amadou Hott, candidat à la présidence de la Banque africaine de développement. Celui-ci avait sollicité l’appui des autorités, entraînant une mobilisation diplomatique, même si le poste est finalement revenu au Mauritanien Sidi Ould Tah.
Le président a toutefois souligné que, dans le cas de Macky Sall, plusieurs chefs d’État africains auraient exercé des pressions afin d’obtenir une position du Sénégal avant le 39e sommet de l’Union africaine, tenu les 14 et 15 février 2026 à Addis-Abeba.
« Par respect pour la stature diplomatique du Sénégal, je ne pouvais pas apporter un quelconque soutien à cette candidature », a-t-il expliqué, tout en assurant que le Sénégal « ne fera rien pour torpiller » la candidature de son prédécesseur.


