Dans un entretien accordé à L’Observateur, le Président du conseil d’administration (PCA) de la Senelec, Habib Sy, jette un pavé dans la mare politique en affirmant que « des convergences entre le pouvoir actuel et le PDS sont toujours possibles ». Pour cet ancien compagnon de route de Me Abdoulaye Wade, la distance entre les héritiers du « Pape du Sopi » et le tandem Diomaye-Sonko est bien moins grande qu’il n’y paraît.
Un socle idéologique commun
Cette main tendue repose sur une analyse doctrinale affinée. Habib Sy définit la ligne directrice du gouvernement actuel comme un « souverainisme libéral », une orientation qui fait écho au « libéralisme social » prôné par Me Wade durant ses douze années au pouvoir, de 2000 à 2012. Selon lui, les valeurs de liberté, de solidarité et d’égalité des chances constituent un pont naturel entre les deux camps.
« J’ai choisi d’accompagner Ousmane Sonko parce que je perçois chez lui une part de wadisme », confie l’interlocuteur du quotidien du Groupe futurs médias, soulignant que cette proximité politique rend toute collaboration future non seulement crédible, mais également cohérente.
Le précédent de 2024
L’ancien maire de Linguère rappelle que ce rapprochement n’est pas qu’une hypothèse, puisqu’il s’est déjà matérialisé lors de la dernière présidentielle : le PDS avait alors soutenu le candidat de la Coalition « Diomaye Président ». Dans ce contexte, la commémoration du centenaire de Me Wade, initiée par le nouveau régime, dépasse le simple hommage et s’apparente à la reconnaissance d’une filiation politique et intellectuelle.
Lien source

