Deux ans après l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye, le débat sur son bilan s’intensifie. Dans une analyse, Birame Holo Ba du Bosc dresse un état des lieux nuancé, marqué à la fois par des contraintes initiales fortes et des avancées institutionnelles et économiques.
Selon lui, le nouveau régime a hérité d’un contexte particulièrement tendu, dominé par une crise politique préélectorale entre 2021 et 2024. À cette situation s’est ajoutée une crise financière liée à l’audit des finances publiques, révélant notamment une dette cachée. Des facteurs qui, à ses yeux, ont considérablement réduit les marges de manœuvre des nouvelles autorités.
Sur le plan de la gouvernance, plusieurs réformes sont mises en avant. Birame Holo Ba souligne notamment la mise en service du pôle judiciaire financier, le renforcement du cadre juridique de Office national de lutte contre la fraude et la corruption, ainsi que des réformes relatives aux lanceurs d’alerte et à l’accès à l’information. Il cite également la suppression de certaines institutions jugées budgétivores, telles que le CESE, le HCCT et le HCDT. Dans le même registre, il met en exergue la présence régulière du Premier ministre Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale, à quatre reprises depuis décembre 2024, pour répondre aux questions d’actualité, y voyant un signe de transparence accrue.
Sur le plan économique, l’analyste relève des progrès notables. Les subventions agricoles ont été relevées, passant d’un plafond de 100 à 130 milliards de francs CFA. L’État a également apuré les dettes dues aux semenciers. Par ailleurs, plusieurs entreprises en difficulté ont fait l’objet de mesures de redressement, notamment la SONACOS, l’Aéroport international Blaise Diagne et La Poste Sénégal. Des actions qui, selon lui, contribuent à la sauvegarde et à la création d’emplois. En plus de cela; il y a deux fois, des baisses du prix des denrées de première nécessités et même les prix des carburants.
Malgré les contraintes initiales, Birame Holo Ba estime ainsi que des bases ont été posées, notamment en matière de gouvernance et de relance économique.


