Les responsables de la République islamique rejettent les déclarations américaines sur de prétendues divisions au sommet de l’État, dans un contexte régional marqué par la poursuite du blocus naval imposé par Washington. Parallèlement, les tensions militaires s’accentuent dans le Golfe et du côté d’Israël.
Le président iranien Masoud Pezeshkian, le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi et le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf ont diffusé un communiqué conjoint affirmant l’unité du pays. Selon les informations rapportées par Al Jazeera, ces dirigeants soulignent l’absence de clivage entre modérés et radicaux au sein de l’appareil d’État. Le premier vice-président Mohammad Reza Aref a également partagé ce message, insistant sur le rassemblement de la nation sous un commandement unique face aux menaces extérieures.
Ces prises de position répondent aux récentes affirmations de Donald Trump, le président des États-Unis ayant évoqué une lutte interne au sein du pouvoir à Téhéran. En toile de fond, le nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, n’est pas apparu en public depuis la mort de son père, Ali Khamenei, lors des frappes américano-israéliennes du 28 février. Des responsables américains ont affirmé qu’il avait été blessé et défiguré lors de cette attaque. Par ailleurs, le New York Times, s’appuyant sur des responsables iraniens anonymes, rapporte qu’il serait gravement touché mais conserverait toutes ses facultés intellectuelles.
Sur le plan militaire et diplomatique, le blocus des ports iraniens par les États-Unis se maintient, justifiant selon Téhéran l’arrêt des négociations initialement prévues au Pakistan. Dans le détroit d’Ormuz, la situation reste extrêmement volatile. Donald Trump a prévenu jeudi que l’armée américaine abattrait toute personne tentant de poser des mines dans ce passage stratégique. Cette incertitude, couplée à la fermeture d’Ormuz par Téhéran et au siège naval américain, provoque une nouvelle hausse des cours mondiaux du pétrole.
Dans le même temps, les autorités israéliennes se préparent à une potentielle reprise des affrontements. Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a déclaré que l’armée était prête pour des opérations offensives et défensives, précisant que les cibles étaient déjà marquées. Le responsable a ajouté qu’Israël attendait l’autorisation de Washington pour ramener l’Iran à « l’âge des ténèbres ». Sur le terrain, les défenses aériennes ont été activées au-dessus de Téhéran jeudi, bien qu’aucune attaque n’ait été officiellement confirmée.


