À l’occasion de l’ouverture de la 7e conférence générale des ambassadeurs et consuls généraux, tenue samedi au Centre international de conférence Abdou Diouf, le président Bassirou Diomaye Faye a décliné les nouvelles orientations diplomatiques du Sénégal, marquées par une volonté affirmée d’indépendance et d’efficacité.
Dans son allocution, le chef de l’État a insisté sur « l’affirmation lucide » de la capacité du pays à « définir et conduire, en toute indépendance, ses choix et ses priorités ». Il a appelé à adapter les outils diplomatiques aux mutations du monde, tout en s’appuyant sur les fondamentaux historiques du Sénégal. « Il nous appartient […] de moderniser nos instruments pour les rendre plus efficaces », a-t-il déclaré devant les diplomates.
Le président a également acté un tournant stratégique, évoquant le « passage d’une diplomatie de présence à une diplomatie de souveraineté, de résultats et d’anticipation », désormais orientée vers la défense des intérêts nationaux. Une posture qui, selon lui, « ne traduit nullement un repli », mais plutôt une ambition de positionner le Sénégal comme un acteur influent, « en Afrique et sur l’échiquier mondial », avec une voix « claire et déterminée » sur les grandes causes universelles.
Cette nouvelle doctrine s’inscrit dans la dynamique de transformation nationale portée par la Vision 2050, que le président a présentée comme la boussole de l’action diplomatique. Gouvernance transparente, souveraineté alimentaire, industrialisation, infrastructures et numérique figurent parmi les priorités assignées au réseau diplomatique.
Sur les enjeux globaux, Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé l’engagement du Sénégal en faveur de la lutte contre le changement climatique, plaidant pour « une transition énergétique juste et équitable », fondée sur le principe de responsabilité commune mais différenciée.
Enfin, le chef de l’État a revendiqué une rupture dans la gestion des représentations à l’étranger, soulignant avoir confié « les rênes de la diplomatie à des professionnels du métier », en lieu et place de nominations politiques. Il a, dans le même élan, insisté sur la nécessité d’une meilleure prise en charge des Sénégalais de l’extérieur, érigée en priorité du renouveau diplomatique.


