La Commission des lois de l’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité la résolution visant la mise en accusation de Moussa Bocar Thiam, ancien ministre de la Communication, pour des malversations présumées autour du projet du parc des technologies numériques.
Dans une réaction vive, Moussa Bocar Thiam conteste fermement les accusations. Il affirme n’avoir fait l’objet d’aucun rapport défavorable de la Cour des comptes, de l’IGE, de la CENTIF ou de l’IGF. Selon lui, les poursuites seraient « sans base légale », le nouveau règlement intérieur de l’Assemblée ne permettant pas la saisine de la haute Cour de justice, décision confirmée par le Conseil constitutionnel en juillet 2025.
« Aucun magistrat ne peut décerner un mandat de dépôt à mon encontre », insiste-t-il, dénonçant également que les fonds en cause sont privés et que les travaux concernés ont été réceptionnés par les organes compétents. Moussa Bocar Thiam annonce son retour immédiat au Sénégal pour « faire face à ce régime » et assure que les accusations relèvent de manœuvres politiques.
Il évoque la dimension politique de ces poursuites, soulignant que la diaspora et les populations locales sont conscientes de ce qu’il qualifie de « manigances » et réitérant sa confiance dans la reconquête du pouvoir.



