Au moins 70 personnes ont été tuées ces derniers jours dans une nouvelle vague d’attaques jihadistes au centre du Mali, tandis qu’un responsable local évoque un bilan plus lourd, autour de 80 morts. Les assauts les plus récents ont été menés vendredi, après d’autres raids contre des villages mercredi qui avaient déjà fait au moins 30 morts.
Ces attaques ont été revendiquées par le Jama’at Nusrat al-Islam wal Muslimeen (JNIM), groupe lié à Al-Qaïda. Un leader de jeunesse local a lancé que « nos cœurs saignent », en accusant des détachements de l’armée installés à proximité de ne pas être intervenus malgré des appels répétés à l’aide.
Un autre élément ressort du récit publié par Timesofindia : une source sécuritaire y décrit une situation « préoccupante » et affirme que le JNIM vise des villages qui ont refusé de signer des accords locaux.
Les points à retenir sur cette nouvelle séquence de violences
• Les attaques de vendredi sont intervenues après une première série de raids mercredi.
• Le bilan communiqué varie entre au moins 70 morts et une estimation d’environ 80 morts.
• Cette nouvelle flambée de violence survient après une autre attaque menée plus tôt dans la semaine contre la prison centrale de Kenieroba, une installation récemment construite située à environ 60 km au sud-ouest de Bamako.
• Cette prison abrite environ 2.500 détenus, dont au moins 72 classés « de haute valeur » par les autorités maliennes.
• Le Mali connaît une succession d’attaques depuis les 25 et 26 avril, période à laquelle le JNIM aurait joint ses forces au Front de libération de l’Azawad (FLA), dominé par des Touaregs.
• Lors d’une conférence de presse tenue mercredi à Bamako, le commandant de l’armée malienne Djibrilla Maiga a déclaré que des combattants tentaient de se regrouper après les attaques d’avril.
• D’après ses déclarations, ces attaques ont tué le ministre de la Défense Sadio Camara et contraint des troupes russes alignées sur le pouvoir malien à se retirer de la ville stratégique de Kidal, dans le nord.
• Djibrilla Maiga a aussi affirmé que « la menace est toujours présente », tout en assurant que l’armée s’employait à perturber les mouvements des combattants.
• La semaine dernière enfin, le JNIM a annoncé son intention d’imposer un blocus à Bamako en installant des points de contrôle sur les routes menant à la capitale.


