Amnesty International a publié ce mardi son Rapport annuel 2025-2026 lors d’une conférence de presse conjointement animée par Amnesty International Sénégal et son Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. L’organisation dresse un tableau sombre des droits humains au Sénégal.
L’organisation de la société civile dresse, dans ce document, un tableau sombre du Sénégal, en abordant notamment les finances publiques, les organes de contrôle, les libertés d’expression et de la presse, l’environnement, ainsi que les événements tragiques de 2021 et 2024.
Seydi Gassama, directeur de la section sénégalaise, décrypte les tares qui ont assombri la démocratie sénégalaise au cours de l’année écoulée.
« Des lois visant à favoriser l’accès à l’information et à combattre la corruption ont été adoptées. Cette année encore, des personnes ont été emprisonnées parce qu’elles avaient exprimé leurs opinions. Une enquête a été ouverte sur les morts et les violences liées aux mouvements de contestation ayant eu lieu entre 2021 et 2024. »
Le directeur de Amnesty International Sénégal regrette : « Comme les années précédentes, des personnes migrantes parties en bateau du Sénégal ont péri en mer le long de la côte atlantique. Le pays n’a connu aucune avancée législative en ce qui concerne les droits des femmes et des enfants, et les garçons talibés (élèves des écoles coraniques) étaient toujours soumis à des violences et à des atteintes aux droits humains. »
Sur le plan environnemental, Seydi Gassama dénonce les décharges à ciel ouvert qui polluent et menacent la santé des populations.


