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Il n’a pas joué une seule minute de la finale, mais son image a fait le tour des réseaux sociaux. Yehvann Diouf, gardien remplaçant de l’équipe nationale du Sénégal, s’est retrouvé sous les projecteurs pour une scène aussi insolite que symbolique : protéger la serviette d’Édouard Mendy, titulaire dans les cages, comme un véritable garde du corps.
Un geste anodin, capté par les caméras, qui a suffi à faire de lui l’un des personnages les plus commentés de la finale de la Coupe d’Afrique des nations.
Sur le banc, Diouf est apparu concentré, presque solennel, tenant fermement la serviette de son coéquipier lors d’un moment de tension maximale. Une image devenue virale, interprétée par de nombreux supporters comme l’illustration parfaite de l’esprit d’équipe et de la solidarité qui règnent au sein de la Tanière. Loin de l’individualisme, chaque détail compte, même ceux qui semblent insignifiants.
Mais qui est vraiment Yehvann Diouf ? Âgé de 25 ans, formé en France, le portier évolue en club en Ligue 1 et fait partie de cette nouvelle génération de Lions appelés à prendre la relève. S’il n’a pas encore connu de grandes titularisations avec la sélection A, il bénéficie de la confiance du staff technique et s’impose comme un élément apprécié du groupe, reconnu pour son professionnalisme et son état d’esprit irréprochable.
Dans une compétition aussi exigeante que la CAN, le rôle des remplaçants est souvent sous-estimé. Pourtant, leur implication quotidienne, leur soutien constant et leur disponibilité mentale sont essentiels à l’équilibre du collectif. En protégeant la serviette d’Édouard Mendy, Yehvann Diouf a, sans le savoir, incarné cette réalité : être prêt à servir l’équipe, même en dehors du terrain.
De simple doublure à symbole de cohésion, Yehvann Diouf a gagné, en l’espace d’une soirée, une notoriété inattendue. Une preuve de plus que dans le football, surtout au plus haut niveau, chaque geste peut raconter une histoire, et parfois, devenir viral.
‼️ Portero suplente de Senegal y desde anoche, guardaespaldas de la toalla de Édouard Mendy
🧐🇸🇳 ¿Quién es Yehvann Diouf y por qué se ha hecho viral en la final de la Copa África? pic.twitter.com/ubmA5vuZor
— MARCA (@marca) January 19, 2026
Au lendemain de la finale de la CAN où il officiait en tant que consultant, l’ancien sélectionneur Claude Le Roy a critiqué, ce lundi, l’attitude de Donald Trump vis-à-vis du continent africain, dans un entretien au « Figaro ». Il en a profité pour amener le sujet du boycott de la Coupe du monde sur la table.
Dans un entretien accordé au Figaro ce lundi, le technicien de 77 ans a ciblé l’attitude de Donald Trump, un président « qui abîme l’Afrique en tuant toutes les ONG. C’est ça, le drame de ce continent ».
« Les dirigeants au plus haut niveau du foot ne parlent plus jamais de foot mais que de fric »
Claude Le Roy en appelle même à une solution plus radicale : « Je me demande s’il ne faudrait pas appeler au boycott de la Coupe du monde 2026 (aux États-Unis, au Canada et au Mexique du 11 juin au 19 juillet), vu le comportement de Donald Trump à l’égard du continent, avec un président de la FIFA (Gianni Infantino) qui se targue d’être à ses côtés. Les dirigeants au plus haut niveau du foot ne parlent plus jamais de foot mais que de fric. »
Il regrette enfin que son « combat » ne soit pas suffisamment entendu : « J’ai assisté à la conférence de presse de la CAF (Confédération africaine de football), j’ai voulu prendre la parole plusieurs fois, on ne m’a jamais donné un micro parce que tout le monde savait que je ne serais sûrement pas complaisant. Mon combat n’est pas terminé là-dessus. »
Dans un contexte où la diplomatie britannique tente de maintenir une position d’équilibre au Proche-Orient, une nouvelle étape juridique vient d’être franchie outre-Manche. Alors que le gouvernement du Royaume-Uni a déjà pris des mesures contre certains membres du cabinet israélien, un cabinet d’avocats a officiellement saisi le ministère des Affaires étrangères pour réclamer l’application de la même rigueur à l’encontre du chef de l’exécutif.
L’Organisation arabe des droits de l’homme au Royaume-Uni (AOHR UK) a mandaté le cabinet Deighton Pierce Glynn pour déposer, ce mardi, une demande formelle de sanctions contre le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu. Selon les informations rapportées par Al Jazeera, cette requête vise à imposer des restrictions financières et des interdictions de voyage au dirigeant, en réponse à ce que l’ONG qualifie d’« incitation à la violence et au génocide » contre les Palestiniens.
**La rhétorique de l’« Amalek » pointée du doigt**
Le dossier juridique s’appuie sur plusieurs éléments factuels pour justifier cette demande. Les avocats mettent en avant le rejet répété par Benjamin Netanyahu de la création d’un État palestinien, mais insistent particulièrement sur l’usage d’une rhétorique religieuse jugée dangereuse. La requête cite notamment les références bibliques du Premier ministre à la destruction de l’« Amalek », une figure représentant le mal absolu dans la tradition juive. Selon les plaignants, cette comparaison est utilisée par l’extrême droite israélienne pour justifier l’anéantissement massif des populations à Gaza.
Outre les déclarations publiques, la demande souligne la responsabilité directe de Benjamin Netanyahu, en tant que plus haut responsable du pays, dans les « opérations militaires illégales à Gaza » et l’expansion continue des colonies en Cisjordanie occupée, une politique par ailleurs condamnée par Londres.
**L’argument de la cohérence diplomatique**
Pour Mohammed Jamil, président de l’AOHR UK, la position actuelle de Londres manque de cohérence. Le gouvernement britannique a en effet déjà sanctionné l’année dernière le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, et le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, pour leur promotion d’abus contre les droits des Palestiniens.
« Il n’est plus crédible de sanctionner des ministres tout en exemptant le Premier ministre qui autorise, approuve et dirige les politiques en question », a déclaré Mohammed Jamil, ajoutant que la responsabilité ne saurait s’arrêter aux portes du plus haut bureau de l’État.
**Un contexte international judiciaire lourd**
Cette initiative survient alors que le bilan humain continue de s’alourdir. D’après les chiffres du ministère de la Santé de Gaza relayés par la source, au moins 71 551 personnes ont été tuées et plus de 171 000 blessées depuis le début de l’offensive en octobre 2023. Une enquête des Nations Unies avait déjà estimé l’an dernier que certaines déclarations des dirigeants israéliens s’apparentaient à une incitation au génocide.
Sur le plan pénal international, Benjamin Netanyahu fait également l’objet de mandats d’arrêt émis par la Cour pénale internationale (CPI) en novembre dernier pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre, tandis qu’une procédure pour génocide, initiée par l’Afrique du Sud, est toujours en cours devant la Cour internationale de justice (CIJ).
La finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 restera un souvenir contrasté pour Brahim Díaz. À 26 ans, le milieu offensif du Real Madrid disputait dimanche soir sa toute première finale continentale sous les couleurs du Maroc. Un rendez-vous historique, malheureusement terni par un penalty manqué dans les dernières minutes de la rencontre face au Sénégal. Sa tentative de panenka, trop lisible, a été repoussée par Édouard Mendy, avant que Pape Gueye n’inscrive, dans la foulée, le but de la victoire sénégalaise.
Depuis cet épisode décisif, Brahim Díaz fait l’objet de nombreuses critiques, notamment sur les réseaux sociaux, où son choix technique au moment crucial du match a été largement commenté. Une pression d’autant plus forte que cette finale se disputait à Rabat, devant le public marocain, dans un contexte d’attentes immenses autour des Lions de l’Atlas.
Mais au Maroc, plusieurs voix se sont élevées pour prendre la défense du joueur. Ce mardi, le quotidien espagnol Marca rapporte des propos forts du Premier ministre marocain, Aziz Akhannouch, venus apporter un soutien public à l’international. Le chef du gouvernement a tenu à saluer le parcours de Brahim Diaz tout au long du tournoi, le qualifiant de « découverte » de cette édition de la CAN.
« J’ai un message particulier pour Brahim Díaz, car j’ai vu qu’il était très touché. En réalité, il a été la révélation de cette édition et le meilleur buteur », a déclaré Aziz Akhannouch. Le Premier ministre a également rappelé l’importance du choix du joueur de représenter le Maroc sur la scène internationale : « Il a choisi de rejoindre l’équipe nationale et de porter le maillot marocain. Tu n’as pas seulement rejoint l’équipe nationale, tu es entré dans le cœur de tous les Marocains. »
Au-delà du cas individuel de Brahim Díaz, Aziz Akhannouch a tenu à féliciter l’ensemble de la sélection marocaine pour son « esprit combatif » et ses « efforts évidents » durant la compétition. Un message destiné à apaiser les tensions et à rappeler que, malgré la déception de la finale, le parcours des Lions de l’Atlas reste porteur d’espoirs pour l’avenir.
La stabilité de la Corne de l’Afrique et la sécurité du bassin de la mer Rouge ont fait l’objet d’une analyse approfondie ce mardi à Ankara. Lors d’un panel organisé par le Centre d’études sur le Moyen-Orient (ORSAM), des diplomates et experts se sont penchés sur les crises multiples qui secouent cette zone stratégique, remettant en question l’efficacité des méthodes traditionnellement employées pour résoudre les conflits.
L’événement, intitulé « L’Union européenne (UE) dans la Corne de l’Afrique : Opportunités et défis », a permis de dresser un état des lieux des tensions actuelles, notamment au Soudan et en Somalie. Sous la modération de Kadir Temiz, président de l’ORSAM, les discussions ont rapidement convergé vers les limites des approches sécuritaires actuelles dans une région vitale pour le commerce mondial via le détroit de Bab el-Mandeb.
Annette Weber, Représentante spéciale de l’UE pour la Corne de l’Afrique, a profité de cette tribune relayée par Anadolu pour livrer une analyse sans concession sur la gestion de ces crises. Le constat posé est clair : les solutions strictement militaires ne sont pas durables. Selon les échanges tenus lors de ce panel, l’usage de la force, sans une stratégie politique sous-jacente, ne permet pas de garantir une paix pérenne dans la région.
Pour Bruxelles, la sortie de crise repose sur un changement de paradigme. Il a été souligné que la paix ne peut être imposée de l’extérieur, mais doit impérativement émerger sous la direction des acteurs locaux. L’appropriation régionale est présentée comme la condition sine qua non de la stabilité, privilégiant des approches pragmatiques fondées sur la négociation plutôt que sur la confrontation armée.
Dans ce schéma, le rôle de l’Union européenne se redéfinit. Loin de dicter la conduite à tenir, l’UE envisage son action comme un soutien complémentaire aux solutions dirigées par l’Afrique. Cette coopération se matérialise par l’aide humanitaire et la protection des infrastructures civiles, tout en reconnaissant que les clés de la gouvernance et de la sécurité restent entre les mains des décideurs africains.
Le bras de fer diplomatique autour de l’Arctique continue de s’intensifier entre les deux rives de l’Atlantique. Alors que Washington brandit la menace de nouveaux tarifs douaniers pour peser sur les décisions européennes concernant le Groenland, Bruxelles a choisi de clarifier officiellement sa position. Par la voix de sa cheffe de la diplomatie, l’Union européenne a posé les limites de la négociation tout en enclenchant une manœuvre collective pour contrer la pression économique américaine.
Kaja Kallas a été explicite : la souveraineté du Groenland « n’est pas à vendre ». Cette déclaration, relayée par l’agence Anadolu, intervient alors que l’Union cherche à maintenir un front « calme, ferme et uni ». La responsable européenne a tenu à préciser que si l’UE n’a « aucun intérêt à provoquer une confrontation », elle dispose néanmoins des leviers nécessaires pour protéger ses intérêts face à ce qui est perçu comme une coercition politique et économique.
Le contexte est marqué par une stratégie américaine visant à utiliser les droits de douane comme instrument de pression sur les pays européens réticents à certaines initiatives en territoire arctique. Face à cette méthode, une réponse logistique s’organise au-delà des simples déclarations. Les dirigeants européens préparent actuellement une « réponse coordonnée », incluant la possibilité d’un sommet d’urgence réunissant les États membres pour harmoniser la riposte.
Cette levée de boucliers n’est pas isolée. Les ministres des Affaires étrangères de plusieurs nations clés, dont la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, le Danemark, la Suède, les Pays-Bas et la Finlande, ont condamné conjointement les menaces tarifaires. Dans un communiqué diffusé lundi, ces responsables ont réaffirmé leur soutien total à l’intégrité territoriale du Groenland, garantissant que le bloc restera solidaire dans sa réaction tout en respectant le droit international.
La finale de la CAN 2025 entre le Sénégal et le Maroc restera comme l’une des plus tendues de l’histoire récente du football africain. Sacrés champions d’Afrique au terme d’un scénario renversant, les Lions de la Teranga ont pourtant vu leur victoire éclipsée par une polémique née dans le temps additionnel, après un penalty sifflé en faveur du Maroc et le retrait momentané des joueurs sénégalais vers les vestiaires. Un épisode vivement critiqué par plusieurs instances, mais que Claude Le Roy a tenu à replacer dans son contexte, en prenant publiquement la défense du Sénégal.
Présent au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, l’ancien sélectionneur emblématique de plusieurs équipes africaines a été l’un des acteurs discrets mais décisifs du dénouement. Alors que la tension atteignait son paroxysme et que les Lions avaient quitté la pelouse sur instruction de leur entraîneur Pape Thiaw, Claude Le Roy est intervenu pour convaincre Sadio Mané d’appeler ses coéquipiers à revenir jouer. Un retour qui a permis au match d’aller à son terme et, finalement, au Sénégal de s’imposer.
Depuis, le Sénégal fait face à une vague de critiques, certains évoquant même de possibles sanctions lourdes. Claude Le Roy, lui, refuse toute lecture simpliste. Interrogé sur l’attitude de Pape Thiaw, il se montre indulgent, rappelant que le football de haut niveau reste un univers dominé par l’émotion. Selon lui, l’entraîneur sénégalais a certes connu « un moment d’égarement », mais dans un contexte extrême où la pression, l’enjeu et le sentiment d’injustice ont pris le dessus. « Un entraîneur n’est pas une machine sans émotion », insiste-t-il, soulignant que tout est finalement rentré dans l’ordre.
Au-delà de la défense des Lions, Claude Le Roy surprend par la portée de son discours. Pour lui, l’affaire dépasse le simple cadre disciplinaire. Il évoque une finale « surréaliste », jouée davantage sur les nerfs que sur la raison, et met en garde contre toute volonté de stigmatisation du Sénégal. À ses yeux, sanctionner lourdement un tel comportement reviendrait à nier la dimension humaine du football, surtout dans une finale continentale aussi chargée émotionnellement.
Mais c’est surtout sa proposition qui a marqué les esprits. Claude Le Roy élargit le débat en reliant la situation du Sénégal à celle du football africain dans son ensemble. Critique à l’égard des dérives politiques et financières du football mondial, il va jusqu’à évoquer l’idée d’un boycott de la Coupe du monde 2026, estimant que la dignité et le respect du continent africain doivent primer sur la crainte des représailles institutionnelles.
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