Un drame familial d’une extrême violence, survenu le 17 novembre 2020 à Sandiara, a été examiné devant la chambre criminelle du tribunal de grande instance de Mbour. L’accusé, D. Sène, est poursuivi pour le meurtre de son père, L. Sène, dans des circonstances particulièrement troublantes.
Selon les éléments de l’enquête, les faits se sont déroulés à Sinthiou-Godaguène. Le mis en cause aurait d’abord asséné un violent coup à la tête de la victime, avant de lui porter un coup fatal à l’aide d’une barre de fer au niveau de la gorge.
Interpellé par les enquêteurs, l’accusé a expliqué son geste par une conviction inhabituelle, affirmant que son père « voulait s’emparer de son âme ».
Des troubles psychiques évoqués
La famille du prévenu soutient que ce dernier souffre de troubles mentaux. Toutefois, l’expertise médicale réalisée dans le cadre de l’instruction conclut qu’il présentait des troubles psychiatriques sans pour autant être privé de discernement au moment des faits, indique Seneweb visité par Senego.
Une audience marquée par la confusion
À la barre, D. Sène s’est montré hésitant et parfois incohérent dans ses réponses. Interrogé sur les faits, il a déclaré ne pas savoir « où il est ni ce qui s’est passé », avant d’ajouter : « C’est ça qui est bizarre jusqu’à présent dans ma tête. Il était mon ami ».
L’accusé a également insisté sur la relation étroite qu’il entretenait avec son père, qu’il décrit comme son « meilleur ami ». Évoquant les raisons de son acte, il a évoqué « la volonté divine », tout en exprimant des regrets et en assurant ne pas souhaiter « recommencer ».
Le parquet requiert 10 ans de réclusion
Lors des réquisitions, le procureur de la République a demandé une peine de 10 ans de réclusion criminelle, tout en sollicitant des circonstances atténuantes.
De son côté, la défense, assurée par Me Elimane Amar Kane, a mis en avant l’état mental de l’accusé. L’avocat a souligné les conclusions du rapport médical, qui considère son client comme un danger pour lui-même et pour autrui, et préconise son internement dans une structure spécialisée.
Le délibéré de cette affaire est attendu le 15 mai prochain.


