Le mercredi 13 mai 2026, à Bignona, des autorités administratives, leaders communautaires, ex-combattants et partenaires ont appelé au renforcement de la dynamique de paix consécutive à l’accord du 13 mai 2023 entre l’État du Sénégal et une faction du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC), a constaté l’APS.
Lors d’une journée de réflexion sur la consolidation de la stabilité en Casamance, les participants ont réaffirmé la nécessité de poursuivre le dialogue et de consolider la paix, tout en appelant à un accompagnement durable des communautés et des anciens combattants. L’ancien commandant Fatoma Coly s’est félicité du rapprochement entre forces de défense et ex-combattants, mais a relevé des difficultés persistantes, notamment l’accès à l’eau.
La vice-présidente de la Plateforme des femmes pour la paix en Casamance, Léonie Gomis, a insisté sur la préservation des acquis de l’accord et plaidé pour des activités économiques, une meilleure gestion foncière et des infrastructures de base. Le coordonnateur de l’IRAPA, Lamine Coly, a souligné les difficultés d’accès routier. Henry Ndecky, coordonnateur de la COSPAC, a estimé que le dialogue a permis l’arrêt des violences dans plusieurs zones. Le préfet de Bignona, Mamadou Khouma, a exhorté à transformer les acquis en « dynamique irréversible de stabilité et de cohésion sociale », selon l’APS.


