Le président du groupe parlementaire Pastef, Ayib Daffé, a réagi à la décision du président de la République de demander une seconde délibération du projet de révision du Code électoral. Il s’est exprimé à l’issue d’une réunion de son groupe parlementaire consacrée à l’examen de cette décision et de ses implications dans le processus législatif.
Selon lui, le chef de l’État agit dans le cadre de ses prérogatives constitutionnelles. « Nous nous sommes réunis pour constater la décision du président de la République, qui a demandé une seconde délibération. Il avait deux options : saisir le Conseil constitutionnel ou exiger une seconde lecture du texte. Donc, c’est son droit et cela est conforme à l’article 73 de la Constitution », a-t-il déclaré. Pour le responsable parlementaire, la démarche du président de la République s’inscrit donc dans les dispositions prévues par la Constitution.
Cependant, Ayib Daffé conteste les motivations avancées pour justifier cette seconde lecture. Il estime que les insuffisances évoquées peuvent être corrigées dans le cadre du travail parlementaire habituel. « Les motifs du président de la République ne respectent pas la route. Dans une proposition, il y a toujours des amendements. Et s’il est constaté des manquements dans un texte, on le rectifie à travers des amendements », a-t-il soutenu.
Le président du groupe parlementaire Pastef a également estimé que la majorité reste déterminée à faire aboutir la réforme. « Nous constatons que le Président veut retarder l’adoption du texte, mais c’est peine perdue, parce que nous avons la volonté et l’engagement de faire adopter cette révision du Code électoral », a-t-il affirmé.


